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Liste des biographies

Marie Alizon

Résistante Déportée (1921 1943)

alizon350.jpg (37964 octets) Marie Alizon est née, à Rennes, le 9 mai 1921, dans un logis de la rue Saint Melaine, où elle ne vécut qu’un an ou deux, ses parents ayant acheté un hôtel, ancien relais de la Poste, où siège actuellement la Direction Départementale de l’Office National des Anciens Combattants, 8, contour Saint Aubin, avant de faire construire un autre hôtel près de la gare à Rennes.

Marie Alizon, aînée de trois enfants dont l’un décédera à l’âge de 2 ans et demi. Elle passe deux années scolaires comme pensionnaire dans une institution religieuse et obtient le brevet élémentaire.

Contre l’avis de ses parents, elle renonce à poursuivre plus avant ses études et travaille dans l’entreprise familiale dont elle prend la direction lorsque Madame Alizon tombe gravement malade.

C’est par son intermédiaire que Marie Alizon et sa jeune sœur, Simone, entrent en contact avec le réseau "Johnny" en octobre 1941. Ce réseau opère en Bretagne depuis mars 1941 et s’occupe principalement des bateaux de guerre allemands stationnés à Brest, lorsqu’à la suite d’arrestations, le réseau doit abandonner ses points d’émission du Finistère. C’est à Rennes qu’il s’installe et Marie Alizon et sa sœur Simone reçoivent les renseignements "codés" qu’elles transmettent par la suite aux radios du Réseau qui radiotélégraphiaient à Londres. On peut citer entre autres renseignements par les sœurs Alizon, le déplacement de Goering entre Metz et Saint-Florentin. Deux opérateurs radios seront hébergés dans l’hôtel, où les membres du réseau reçoivent asile lors de leurs déplacements à Rennes.

L’arrestation de plusieurs d’entre eux, et particulièrement d’un "radio" en février 1942, devait entraîner celle des sœurs Alizon par la feldgendarmerie les 13 et 17 mars 1942.

Incarcérées quelques jours à Rennes, elles se retrouveront 10 jours plus tard à la prison de la Santé à Paris, d’où elles seront dirigées vers le Fort de Romainville après avoir appris la mort de leur mère, le 5 juillet1942.

Déportées ensemble au camp d’Auschwitz le 23 janvier 1943 (le convoi des 31000), elles ne se quitteront pas jusqu’à la mort par épuisement de Marie Alizon, le 4 juin 1943.

Simone Alizon a survécu aux épreuves de la déportation, conservant de grosses séquelles, elle s’est mariée avec l’un des créateurs du réseau "Johnny", Jean Le Roux.

Le Réseau "Johnny", reconnu Réseau "Français Libres", fut créé fin 1940 par des Bretons dont Jean Le Roux, le mari de Simone et Jean Milon, fils du Doyen de la Faculté des Sciences de Rennes. Parmi les membres du réseau, on peut citer un autre Milon, Yves, futur membre du Comité de la Libération et futur Maire de Rennes.

Notice biographique de Joël DAVID - Ville de Rennes

Simone Alizon déportée d''Auschwitz
Simone Alizon

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Marie Alizon déportée d''Auschwitz

Marie Alizon

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Le livre que vient d'écrire Simone Alizon

 

alizon.jpg (26103 octets)L'exercice de vivre

A l'âge où l'on apprend à vivre, une jeune fille de seize ans rentre dans la Résistance avec sa sœur aînée. Elles seront dénoncées et déportées. c'est mars 1942, la Santé, Fresnes, le fort de Romainville, Royallieu, puis les camps.

Simone Alizon découvre l'épouvante.. Elle va pourtant survivre dans les camps qui se succèdent., protégée

 par un petit groupe de communistes parmi lesquelles Charlotte Delbo.

Simone Alizon a attendu cinquante ans pour décrire cette terrible expérience qui dura trois années. Elle a écrit un vrai livre, encore animé par la vie de jeune fille qu'elle fut au moment où elle était entraînée dans l'horreur d'Auschwitz-Birkeneau, Rïsko, Ravensbrück, Behndorf. elle reconstituée sa mémoire, avec la richesse de la vie qui a suivi, avec la profondeur d'une personnalité curieuse, érudite, singulière.

Sa sœur, qui était aussi son guide dans l'enfer des camps est morte devant elle.. c'est pour cette sœur qu'elle a maintenu, intacte en elle, l'atrocité des souvenirs.

Elle ne juge pas. mais elle n'a rien oublié.

 

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