Ed: 06/04/2017

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Jean de CHARETTE de La CONTRIE, mort pour la France

Victime de la brutalité au camp de concentration

Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur la Résistance en Ille-et-Vilainewrite5.gif (312 octets)

 

Jean, Gaston, Marie, Joseph de Charette de La Contrie est né le 13 avril 1906 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique).  Militaire du 24e groupe de Reconnaissance Divisionnaire d’Infanterie. Arrêté le 22 août 1944 à Montier-en-Der dans la Haute-Marne. On dispose de peu d’éléments le concernant. Il est domicilié à Montier-en-Der (Haute-Marne).

A Belfort, il est déporté vers Neuengamme du 28 août 1944.(Matricule 43949). Transféré au kommando de Wilhemshaven.

Selon le témoignage d’Otto Graf, industriel à Dole (Jura), tous les deux travaillent à l’atelier de menuiserie de l’usine de la Kriegsmarine (marine de guerre allemande) et appartiennent au même block. Un jour, lors du retour au camp, Jean de Charette reçoit un violent  coup de poing d’un officier SS au-dessus de l’œil droit. Un abcès se forme, une forte fièvre survient, nécessitant son admission à l’infirmerie. Son état de santé se dégrade de jour en jour. Jean de Charrette finit par être emporté en décembre 1944 par une scarlatine maligne compliquée de bronchopneumonie. L’état physique des déportés, selon Otto Graf, était vulnérable, du fait du manque de nourriture, des fatigues occasionnées par les 11heures et demi de travail avec, comme seule pause, une demi-heure à midi pour manger la soupe.

L’exemple de ce déporté montre les sévices commis et les conditions de vie et de travail,  on ne peut  plus dégradantes.

SOURCE : DAVCC, Caen. AC 21 P 249 639 - 21P 435 175

Daniel Heudré