Ed: 07/04/2017

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Georges FLEURY, une image trouble de l’Occupation

Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur la Résistance en Ille-et-Vilainewrite5.gif (312 octets)

 

Georges Fleury est né le 24 octobre 1921 à Dinan (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor). Au début de l’Occupation, il réside chez ses parents, restaurateurs à Dinan. Cuisinier de profession, il semble ne pas beaucoup travailler. Requis par le Service du travail obligatoire (STO), il  est porté absent, en mars 1943, au service de la main-d’œuvre de Saint-Brieuc. Le 28 octobre 1943, impliqué dans une affaire de trafic de tickets d’alimentation, il s’évade du commissariat de police de Dinan. Dès l’année 1941, la France vit, en effet,  dans la pénurie et voit se répandre les cartes de rationnement. Se développe le marché noir, à plus ou moins grande échelle. Le 27 décembre 1943, il est de nouveau écroué pour coups et blessures sur la personne de sa mère. Il est transféré  immédiatement à Saint-Brieuc par la Feldgendarmerie de Dinan. Il est ensuite envoyé à Compiègne pour la durée d’un mois. De là, il est déporté à Neuengamme (Allemagne) avec le matricule 36 713. Il est libéré en mai 1945.

Le rapport du Préfet du département fait état d’une conduite et d’une réputation plus que douteuses. Aussi le titre de déporté résistant ne lui est pas accordé. Les infractions relevées ternissent l’image de la personne et abiment celle d’un résistant ou d’un patriote.

 

SOURCE : AVCC, Caen

Daniel Heudré