Ed: 07/04/2017

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Marie LANGLAIS

Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur la Résistance en Ille-et-Vilainewrite5.gif (312 octets)

 

Marie, Constance Langlais, nom de jeune fille Éon, est née le 23 juin 1902 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique). Restauratrice, elle est arrêtée chez elle le 2 décembre 1943 à Le Pouliguen, au motif qu’elle détient un dépôt d’essence. Elle est incarcérée à Méan (quartier de Saint-Nazaire), pour une durée de trois mois, puis admise à l’hôpital Saint-Jacques, à Nantes. Elle s’évade pendant le bombardement du 8 juin 1944. Elle est de nouveau arrêtée le 25 juillet 194 à Pornichet et envoyée à la prison Lafayette de Nantes jusqu’au 8 août. A cette date, elle est transférée à Belfort. Elle est libérée le 25 août 1944. Une peine de plus d’un an pour un motif qui pourrait sembler de peu d’importance, si ce n’est que l’arrestation, selon Marie Langlais, a lieu sur dénonciation d’un nommé Albert Massé. Celui-ci lui aurait demandé le 2 décembre 1943 de lui céder deux litres d’essence, alors qu’il savait que cette essence était dérobée aux Allemands et destinée à ravitailler le maquis. De plus, il était accompagné de deux hommes qui appartenaient en fait à la Gestapo et que ceux-ci l’embarquèrent aussitôt en vue de l’interner. Marie Langlais écrivit dans ce sens le 20 octobre 1944 à la commission d’épuration du CDL (Comité  départemental de Libération) qui visait toutes les personnes ayant collaboré avec les autorités d’occupation nazies.

Le dossier de demande d’internée résistante n’est pas accepté.

SOURCE : AVCC, Caen