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La famille de Jean-Marie Morizur recherche des informations concernant l'histoire du groupe Calloc, capitaine Hemery (Membres du groupe, lieux  de la fusillade et faits d'armes.

Ecrire à Dominique Flores

25/02/2005

Jean-Marie Morizur

Adjudant F.F.I.
Né le 20 Octobre 1912 à Saint-Derrien (Finistère),

v-morizur.jpg (2554 octets)Entré dans les Forces Françaises de l’Intérieur le 1er Juin 1944 à Huelgoat (Groupe Calloc, capitaine Hemery), blessé au combat le 09 août 1944, hospitalisé à Carhaix jusqu’au 24 Août 1944 , Jean-Marie Morizur a repris le maquis à cette date.

Fait prisonnier par les Allemands avec 8 de ses camarades, il s’est fait passé pour mort après la fusillade du groupe et sauvé à l’arrivée des Américains. Dirigé sur l’hôpital du Livet, venu en permission le 1er novembre 1944, a repris du service à son bataillon à Redon, passé la visite médicale en Mars 1945 et envoyé en convalescence jusqu’au 06 Mai 1945, a rejoint son bataillon à cette date à Malestroit.

En permission de 4 jours le 3 Juin 1945 a dû se faire hospitaliser le 5 juin 1945 à l’hôpital maritime de Landerneau où il est décédé le 19 Juin 1945 .

                                 

      Documents

Ouest-France 29 Septembre 1944

UN ORDRE BREF……

UN CREPITEMENT DE BALLES…

ET JEAN-MARIE S’AFFAISSA

CHAIR SANGLANTE, MAIS VIVANTE !

La Roche-sur-Yon 28 (De notre rédaction)

-Eh oui ! aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il y a des fusillés vivants. Jean-Marie X…est de ce nombre. Nous l’appellerons simplement par son prénom car telle est sa volonté. Il nous en a fait connaître les raisons devant lesquelles il nous faut nous incliner pour le moment !
Jean-Marie est un breton : l’un de ces rudes gars du Finistère, poussé dans le granit, au bord de la mer. Il porte en lui l’amour ardent de sa patrie. Après s’être évadé à six reprises des camps allemands, il fut condamné à mort et amené au poteau d’exécution avec plusieurs camarades. Courageusement il s’avança, et bien fixement regarda les canons des fusils braqués sur lui. Un commandement brutal, un crépitement de balles, Jean-Marie s’affaissa, chair sanglante au milieu de ses camarades .Par une chance inouïe, plusieurs balles l’avaient manqué, une seule l’atteignit, se logeant dans la région du cœur. Le carnet de notes qu’il portait toujours sur lui ne lui avait pas permis de toucher cet organe.

Fusillé, Jean-Marie n’était pas mort. Il eut le courage, une fois revenu à lui, de boucher sa plaie béante avec de la mousse. Puis se détachant de l’amas de cadavres où il était tombé, il s’approcha d’une mitraillette abandonnée par les Allemands dans leur fuite. Il tire plusieurs coups de feu en l’air pour attirer l’attention des patriotes et des soldats américains qui arrivaient. Ce signal d’alarme faillit du reste lui être fatal , les Français croyant qu’il s’agissait d’un nid de résistance ennemie. Finalement Jean-Marie fut relevé et soigné.

Aujourd’hui, il se trouve à l’hôpital de La Roche-sur-Yon et se porte aussi bien que possible. Il a été présenté au commissaire régional de la République, M. Schuhler, qui s’est vivement intéressé à son aventure. Doit-on dire qu’avant d’être fusillé,Jean-Marie avait tué plusieurs sentinelles allemandes en compagnie de quelques camarades au cours de sa dernière évasion.

Dernièrement, Jean Marin fit les honneurs de la radio de Londres à ce héros modeste et patriote

J.Bonnenfant.

Ouest-France Octobre 44

Voici le fusillé….vivant

Nous avons eu le plaisir assez rare de serrer affectueusement la main d’un revenant.

Il ne s’agit pas d’un fantôme,d’une ombre fugace mais d’un gars solide dont la vareuse porte les galons de Premier-Maître de la Marine.

On se souvient de Jean-Marie X..,ce Finistérien six fois évadé des geôles allemandes, condamné à mort, fusillé en même temps que plusieurs camarades de la Résistance et toujours vivant.

Nous avons conté son histoire le 29 Septembre dernier.

Quoique bien touché,ce Breton s’entêta à ne pas mourir. Tombé sous les cadavres de ses camarades,il resta dix heures sans connaissance. Revenu à lui, il eut le courage d’appliquer sur ses plaies sanglantes des tampons de mousse. Des soldats américains le secoururent et il est aujourd’hui plus fort que jamais.

Jean-Marie nous a redit son extraordinaire aventure. Il nous a montré l’épais carnet de notes percé de part en part qui a empêché une balle de lui trouer le cœur. Ses blessures ne sont pas encore tout à fait guéries, mais qu’importe il va rejoindre ses camarades FFI sur le front.

Bravo Jean-Marie et bonne chance.

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Jean-Marie Morizur est le 3 ème personnage à partir de la gauche

Nous recherchons le lieu , les circonstances et l'identification des soldats  se trouvant sur cette photo

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Sur cette photo, Jean-Marie Morizur est assis

Nous recherchons le lieu , les circonstances et l'identification des soldats  se trouvant sur cette photo

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