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Diego Quevedo, résistant espagnol

Camarade de Pedro Florès

 

Né à Carthagène (Espagne), le 7 novembre 1903, Quevedo arrive en France lors de sa jeunesse.  Il exerce la profession de maçon et est embrigadé dans les Compagnies de Travailleurs Espagnols, dès le mois de février 1939. Il est ballotté sur la frontière italienne, puis la frontière belge. Surpris par l’avance allemande, replié avec ses collègues de travail, près de Perpignan, il est embrigadé dans l’organisation Todt, suite à l’occupation de la zone sud par les Allemands,  à partir de novembre 1942.

Il se retrouve à Brest, pour la construction du Mur de l’Atlantique. Embarqué pour les iles anglo-normandes, il s’évade et se cache à Rennes., avant de s’engager au camp d’aviation de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes.

A partir de 1943, il retrouve de nombreux compatriotes. Ils sont nombreux en Ille-et-Vilaine, particulièrement à Rennes. Bien que son nom ne soit pas clairement identifié, il appartient aux proches de Pedro Florès, figure remarquable de la Résistance, capitaine FTPF et fusillé avec huit autres camarades au Colombier, à Rennes, le 8 juin 1944.

Il participe à des actes de sabotage sur le terrain d’aviation et incendie une baraque allemande où sont  stockés des plans et de l’argent.

Quevedo est arrêté au café Suzanne, 32 rue de Saint Malo, à Rennes, lors d’une réunion, suite à une dénonciation d’un nommé Urena, compatriote espagnol.  Cette rue est très fréquentée par les Espagnols. Selon des témoignages d’Espagnols, le café était très gai. On y chantait, on y dansait.

Le 10 mars 1944, il est enfermé à la prison Jacques  Cartier, à Rennes, puis dirigé sur Compiègne,  à partir du 1er avril.

On peut affirmer qu’au titre de membre du réseau espagnol, se trouvait Quevedo, envoyé à Neuemgamme.  Il est déporté le 21 mai 1944, évacué vers Ludwiglunt où il est délivré par les Américains, le 1er mai 1945.

Urena fut condamné à 10 ans de prison. Des témoignages de Frudos Arribas et de Miguel Romero Rodriguez apportèrent les preuves du parcours de Quevedo et de son arrestation, le second ayant assisté à la rafle au café Suzanne.

Daniel Heudré

   
Sources:
1 Mémoire de Granit