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- Liste des biographies

 

    Georges RIANDIERE

1911 – 1942

      Georges RIANDIERE est né le 20 mai 1911 à Nazelles en Indre-et-Loire. Ouvrier aux ateliers de la SNCF à Bordeaux, il participe aux mouvements sociaux qui amèneront le Front Populaire au pouvoir en 1936. Il tient à vivre  l’action avec ses camarades. En 1937, il est muté aux Ateliers de Rennes.

Quand débute la guerre 1939-1945, il habite rue Rapatel avec son épouse et ses trois enfants : Pierre, né en 1934, Yvette, née en 1936 et Claude, né en 1938.  

         En 1941, il entre dans la Résistance et participe à la diffusion de tracts et de journaux clandestins. Il participe également au sabotage du matériel de transport ennemi aux ateliers SNCF de Rennes.

         En septembre 1942, il participe à la récupération d’explosifs aux carrières de Saint-Pierre-de-Plesguen et en effectue le transport à Rennes.

         Il participe, avec les groupes FTP, à plusieurs attaques contre l’occupant à Rennes.  

         Il a également signé un contrat d’engagement au Réseau « Résistance Fer » des Forces Françaises Combattantes, en application du décret 366 du 25 juillet 1942.         

Victime d’une dénonciation, il est arrêté par la Police Judiciaire de Rennes le 29 septembre 1942, sur le lieu de son travail aux Ateliers SNCF, avec cinq autres cheminots. (René NOBILET, Albert MARTIN., Pierre L'HOTELLIER, Victor FORTIN..)

        Les policiers français le ramènent ensuite à son domicile et s’enferment avec lui dans sa chambre pour chercher ses papiers. Sa petite fille Yvette, âgée alors de six ans, veut l’embrasser mais elle est repoussée brutalement.  Madame Riandière, son épouse, raconte : « Heureusement, la maison ne fut pas fouillée. Nous avions caché un parachute et dissimulé dans de la sciure de bois, un sac d’armes. »

         Il est emprisonné à la prison Jacques Cartier, interrogé et, sans doute, torturé. Il fait partie du groupe de trente Résistants qui passent en procès au Palais de Justice en décembre 1942 et il fait partie des 25 patriotes  condamnés à mort et fusillés à La Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande le 30 décembre 1942.  

         En application de son engagement dans le réseau « Résistance Fer », une attestation dit: « Les services accomplis comme agent P2 comptant du 1er septembre au mois de décembre 1942, en qualité de chargé de mission de 3e classe, il obtient le grade correspondant à Sous Lieutenant pendant la durée de la mission. »

 

         Georges Riandière a reçu les décorations suivantes à titre posthume:

-         Croix de guerre 39-45 avec étoile d'argent + palme

-         Médaille de la Résistance

-         Chevalier de la Légion d’Honneur

-         Attestation d'appartenance aux FFC Réseau "Résistance Fer"

-         Carte du Combattant Volontaire de la Résistance.

 

                                                                           Renée Thouanel-Drouillas

                                                                            Yvette Chisloup-Riandière

 

Source : ADIV 35 : Fonds Pétri. Dossier167 J 27/2