Le dernier convoi de déportés de Rennes quitte Rennes le 3 août 1944, la veille de la libération de la ville
L'objectif de ce site est d'écrire cette histoire tragique dans le détail à partir de témoignages. Une liste de plus de 952 déportés est en cours de reconstitution. Beaucoup de questions restent sans réponse. Le convoi a été" survolé plusieurs fois par l'aviation alliée. Pourquoi ces deux convois n'ont-ils pas été arrêtés?. L'indifférence? La faiblesse des maquis? La fatalité?
Dès le débarquement du 6 juin 1944, les polices allemandes de Bretagne regroupent sur Rennes la plupart de ses prisonniers résistants détenus jusqu'alors dans les prisons des autres départements bretons.
La veille de la Libération de la ville, les 3 et 4 août 1944 . Moins de 900 personnes sont déportées vers l'Allemagne. On peut estimer que 350 d'entre-elles ne sont pas revenues des camps de la mort.
Début août, les Alliés se trouvent aux portes de Rennes. Tous les prisonniers politiques détenus dans la prison Jacques Cartier et du camp de détention de Margueritte ainsi que des prisonniers de guerre alliés et des soldats allemands condamnés à passer devant le conseil de guerre, sont embarqués dans deux convois en direction de Redon." On ne s'inquiète pas trop, non par insouciance mais par ignorance du système concentrationnaire".
A Nantes de nouveaux détenus sont embarqués. Au Lion-d'Angers, les deux convois sont réunis.
Le train camouflé sous des branchages et surveillé par des sentinelles, une pièce de D.C.A. immobilisée par la destruction du pont de Cinq-Mars-la-Pile, subit un mitraillage de l'aviation anglaise à Langeais les 6 et 7 août. Un groupe très important de prisonniers (91 actuellement recensés) réussirent à s'échapper. On relèvera 19 morts et 70 blessés. Les détenus sont alors conduits en camion ou à pied, à Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, où les attend un nouveau convoi. Ce dernier vient semble-t-il d'Angers.
Il repart le 7 août avec d'autres personnes arrêtées, dont 38 femmes, dans le Maine-et-Loire, dans la Mayenne, en Charente-Maritime (venues de Poitiers), dans les Deux-Sèvres et en Indre-et-Loire. Dans ce groupe, figure une quarantaine de gendarmes et de policiers de ce dernier département, raflés le 27 juillet 1944 à Loches, par la Gestapo et la Feldgendarmerie assistées de la Milice, avec une cinquantaine d'habitants ensuite relâchées.1
Le "voyage" pour atteindre Belfort durera 13 jours.Plus de 154 prisonniers de ce convoi sont libérés par miracle par un "Malgré-nous" à Belfort, mais la majorité des déportés furent dirigés vers Natzweiller, Neuengamme, Dachau et Ravensbrück.
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: Pages modifiées depuis moins d'un mois) Ed: 20/03/2012
Le dernier convoi est-il parti le 3 août ?
Chronologie des événements
La vie au camp Margueritte
La vie de prisonnières à la prison Jacques Cartier
Les otages de la baraque 14
La prison est bombardée
La préparation du départ
Enfin on sort de prison
Combien étaient-ils? (En cours)
Les différents lieux d'embarquement
Les dernières heures de l'occupation
La préparation de la prise du pouvoir politique
- Les Américains contournent Rennes
- Rennes se libère le 4 août à 10 heures
La progression des Américains
Les convois au passage de Redon
L'arrêt du convoi à Nantes
Doulon et le maquis de Puy-le-Maure
Les évasions de Saint-Mars-du-Désert
A Segré le convoi s'arrête une journée
Au Lion d'Angers les 2 convois sont réunis
Les évasions de Saint-Martin-de-la-Place
Le mitraillage du convoi à Langeais
Le convoi est reconstitué à St-Pierre-des-Corps
La liste des prisonniers de Tours
La rafle de Loches
Les 6 évadés de Vierzon
Moulins et Digoin Paray-le-Monial, Beaume
Dijon
Besançon
Dans les wagons
Le fort Hatry de Belfort
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La libération de 241 prisonniers à Belfort
L'arrivée à Natzweiler-Struthof
Dachau
Ravensbrück
Neuengamme
Pourquoi cet acharnement des Allemands ?
Les derniers convois
Le convoi du 10 juillet 1944 parti de Nantes
Pourquoi ce convoi n'a-t-il pas été arrêté?
Listes de 960 déportés
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Listes des évadés abattus ou libérés (317)
Listes de femmes du convoi (206)
Les victimes du mitraillage de Langeais
La baraque 10 "Héger"
La rafle de Guignen
Derniers chiffres (957) au 20/03/2012 357 ne sont pas revenus 16 tués lors du mitraillage 220 revenus 137 ont été libérés à Belfort 177 se sont évadés dont 13 abattus 55 sort inconnu