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Les Combattants Volontaires de la Résistance

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POUR CE QUI EST MÉMOIRE

logo-cvr80.gif (4166 octets)La présente plaquette fut éditée par la Fédération des Combattants Volontaires de la Résistance (C. V. R.) de Bretagne, Normandie, Maine pour marquer le quarantième anniversaire de la Libération au nom de ceux qui la vécurent les armes à la main, après avoir appris à se battre de 1942 à 1944.

Il y a soixante ans, la Bretagne allait être libérée en quatre jours des forces allemandes militaires et policières garantissant l'occupation nazie. Cette délivrance était réalisée à la fois par l'avance devenue irrésistible des armées alliées et d'une avant-garde des Forces Françaises Libres débarquées en Normandie. Les F.F.I.-F.T.P. de la Résistance apportaient leur concours. Cette action de guerre était soutenue par l'élan patriotique d'une large partie de la population

.La Bretagne réalisait magnifiquement l'espérance de Jean Moulin : l'union dans la Résistance des forces civiles et militaires pour la reconquête de la nation. La libération de la Bretagne allait garantir les arrières des armées qui fonçaient rapidement en direction de Paris où l'insurrection pouvait se lever à son tour.

Ainsi, comme l'avait souhaité le général de Gaulle, "la Libération nationale devenait inséparable de l'Insurrection nationale ".

Cependant, si cette épopée à laquelle nos Alliés apportaient leur puissance militaire moderne mérite qu'on s'en souvienne en célébrant les titres de guerre et de Résistance officialisés, ces cérémonies se givreraient à nouveau d'injustice si on oubliait la nature des combats et des sacrifices des simples hommes et femmes résistants de toutes conditions. Ceux-ci sur le terrain, aux côtés des chars alliés surent délivrer, pacifier chaque cité, chaque faubourg, chaque village pour que s y rétablisse le respect des droits de l'Homme.

La Libération effaçait la honte de la capitulation. Mais l'occupant n'était pas vaincu qui gardait prisonniers un million et demi de nos soldats livrés en 1940 et les déportés dans les camps de la mort.

livre2.jpg (111495 octets)C'est donc en retrouvant le souvenir des siens que revit l'esprit de la Résistance, la conscience du temps de ses drames, de ses malheurs, de ses victoires. De ses divisions aussi. Et l'esprit de la Résistance se survit dans la conscience d'un peuple fidèle à son sens du devoir d'unité sans lequel, en définitive, elle n'eut pas pu accomplir sa mission.

La fierté des anciens résistants, n'est-ce pas d'avoir su se montrer plus fort que la terreur nazie qui, en 1940, entendait asservir la France pour des générations.

Il convient enfin de ne pas oublier ceux qui durent se soumettre aux conditions de la vie clandestine et en premier lieu quand ils voulaient porter les armes sans porter d'uniforme. Le chant des partisans le disait sans musique : " Chacun sait ce qu'il veut ce qu'il fait quand il passe... " Dans les rangs des soldats de l'ombre, c'était celui qui possédait aussi les qualités requises pour en commander d'autres au combat que ses compagnons prenaient d'abord pour chef par ce qu'il donnait confiance. Ce fut ainsi que la guérilla organisée par les F.T.P. dès 1942 pour porter leurs coups à la ville comme au sortir des bois et des maquis fournit deux cent cinquante mille partisans aguerris au sein des Forces Françaises de la Libération.

Ce fut à cette école de la guerre clandestine que le jeune granitier Louis PÉTRI apprit à commander ses bataillons qui, après plus de deux années et demi de combat, allèrent se mettre, fin juillet 1944, à la disposition des Alliés au moment de la rupture du front allemand à Avranches. Après quoi, la Résistance en armes devenait une première flanc-garde pour l'avance des blindés de Patton qui couraient en direction de Rennes, mais se trouvaient dépourvus d'infanterie.

D'expérience, l'établissement de cette solidarité de la guérilla avec l'armée alliée qui va gagner toute la Bretagne, donnait l'assurance aux états-majors d'Eisenhower que la Résistance française toute entière serait digne des sacrifices consentis par leurs propres soldats.

C’est pour que revive cet enseignement que la Fédération des C.V.R. de Bretagne, Normandie, Maine a jugé bon de rappeler notamment la participation, trop oubliée sinon volontairement décriée, de ses anciens résistants aux combats de la Libération, en rééditant les pages que voici, toutes fraîches encore d'un ton de confidences faites après 1945 à un journaliste breton J.-C. Pichon. Elles témoignent toujours. Mais avec la simple modestie d'un bon ouvrier de la Résistance qui, sans rien demander à personne, sans parti pris d'aucune allégeance, avait alors conscience d'avoir bien terminé sa tâche. C'était au temps où l'opinion était avide d'entendre la voix vivante de l'Histoire sortir de la nuit des années terribles autrement que par des sanctifications du septième jour.

Parce que l'Histoire de la Résistance est avant tout le résumé de la somme de tous les héroïsmes habités d'une espérance aussi invincible que le besoin de liberté.

Le récit de Louis Pétri, haletant encore du souffle de tous ses plus valeureux camarades, exprime déjà sa volonté d'écrire un jour leur témoignage en même temps qu'il ne cesserait de se dévouer à leur service. Il y est parvenu en les écoutant et en enregistrant leurs déclarations. Hélas, notre Président a été frappé gravement par la maladie au moment de livrer ce trésor de courage à l'édition. Ce qui a été fait le moment venu.

Louis Pétri a conservé le cœur, l'esprit et la volonté de tenir cet engagement envers les siens pour que rien ne soit oublié de ce qui doit servir à la vérité.

Notre Fédération a voulu, sans attendre, en cette année du quarantième anniversaire, que le commandant F.T.P. Louis Pétri fasse entendre une voix qui vient du temps où il fallait juger les hommes quand la menace de la mort était une aussi sûre compagne de la vie clandestine que l'était aussi le rayonnant courage de donner l'exemple.

  
  
                                Contact de l'administrateur du site          Révision : 04 septembre 2015.  Auteur: Maxime Le Poulichet  

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