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Exposition sur la Résistance en Ille-et-Vilaine

 

Introduction

Ce livret accompagne l’exposition sur la Résistance en Ille-et-Vilaine pour la prolonger et apporter à la connaissance du public quelques documents complémentaires. Il n’a pas l’ambition d’être exhaustif sur la Résistance dans notre département car il y faudrait un ouvrage plus imposant. Son ambition est de mieux faire connaître l’action et le courage de ces hommes et de ces femmes qui ont refusé la soumission à un occupant et au nazisme, par patriotisme et/ou par antifascisme.

La Résistance en Ille-et-Vilaine s’est développée selon un schéma que l’on retrouve dans toute la zone occupée dès 1940. Dès l’été 1940, les premiers gestes d’opposition se manifestent : gestes individuels (coupures de câbles, sifflets lors des actualités cinématographiques, etc.) ; ils entraînent des sanctions collectives ou plus graves, des exécutions comme celle de Marcel Brossier.

Dès le début de l’occupation en juin 1940, des hommes et des femmes aident ceux qui veulent gagner la ligne de démarcation et commencent à créer des filières d’évasion. Ils commencent aussi à récolter des renseignements sur les mouvements de troupes et cherchent à les transmettre à Londres (la France libre ou les Britanniques), embryon des réseaux de renseignement qui se développent tout au long de l’occupation malgré les nombreuses arrestations suivies d’exécution ou de déportation.

De même, peu à peu, des inscriptions sur les murs, des tracts manifestent une opposition à l’occupant. Des groupes se constituent dans les villes grandes ou petites, Rennes comme Montfort sur Meu, Redon, Saint-Malo, etc. ; progressivement, ils deviennent partie prenante de mouvements qui s’étendent sur tout le territoire (OCM, Défense de la France, Front national de lutte pour l’indépendance de la France, Libération-nord).

D’autres mènent des actions de sabotage, des attentats principalement sous l’égide des FTPF (Francs-tireurs et partisans français), nés d’une initiative du PCF, tout comme le FN. À partir de 1943, des réseaux comme celui de Parson, dépendant des Britanniques, ont aussi pour mission de mener des actions armées en attendant que des maquis se créent ; ces derniers sont peu nombreux dans le département en raison du poids de l’occupation et de la géographie du département.

Tout au long des quatre années d’occupation, les résistants ont chèrement payé leur action clandestine. La répression, menée par l’occupant avec l’aide des collaborationnistes, est forte, désorganisant à plusieurs reprises l’action des résistants. Les arrestations suivies des tortures entraînent des exécutions ou des déportations vers les camps de concentration en Allemagne. Moins d’un déporté résistant sur deux revient.

Malgré cette répression, la Résistance réussit à participer à la libération du département et à aider les troupes américaines lors de la libération en août 1944.

Jacqueline Sainclivier

68 années après l'armistice du 8 Mai 1945 qui voyait en Europe  la fin d'un drame mondial où l'horreur avait atteint son paroxysme,

68 années au cours desquelles beaucoup de témoins, Résistants, Déportés ont consacré une grande  partie de leur temps  libre à témoigner, afin que nul n'oublie,

 L'ANACR et l'ADIRP vous proposent : une exposition : La Résistance en Ille et Vilaine

Celle-ci ne remplacera jamais leurs témoignages. Elle a pour ambition de poursuivre, avec d'autres  initiatives, un travail de mémoire que ces hommes et ces femmes  avaient su mettre en œuvre et qui doit se poursuivre pour faire connaître ce que fut le nazisme, pour mieux comprendre le passé et préparer l’avenir, pour que chacun soit vigilant et lutte pour préserver la Paix.

En présentant cette histoire locale dans laquelle nos parents, nos grands-parents, nos familles ont vécu, nous espérons qu’elle vous donnera envie d’en savoir plus, de continuer les recherches, de comprendre la signification des monuments, stèles ou plaques de rues qui émaillent nos communes.

L'exposition ne nous permet pas de mettre à votre disposition tous les éléments recueillis, ce livret d'accompagnement donne quelques compléments mais il reste encore beaucoup de choses à chercher et à découvrir.

Je veux ici exprimer notre gratitude et notre reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui ont permis cette réalisation et plus particulièrement à Renée Thouanel qui a été l'initiatrice et la réalisatrice de ce travail. Sans son engagement, cette exposition n’existerait pas aujourd'hui.

Je veux ici remercier le Conseil Général qui  nous a encouragés, accompagnés et  soutenus tout au long de la réalisation de ce projet,  par l’intermédiaire de Madame Jeannine Huon et des responsables des archives départementales.

Un merci particulier aux membres du comité scientifique et à sa présidente, Madame Sainclivier, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Rennes II, spécialiste de la Résistance en Ille-et-Vilaine.

Un grand merci également à Loïc Schvartz, dessinateur, qui, spontanément, s’est proposé pour illustrer notre travail, tant il est vrai que, parfois, un bon dessin vaut mieux qu’un long discours.

Merci également à tous ceux qui ont permis la réalisation de cette exposition :   le Conseil Régional, l'ONAC, le Musée de Bretagne, les communes du département qui se sont associées à notre projet, les associations du monde combattant et les autres associations, les amis,  tous ceux qui nous accompagnent.

 Merci à vous pour l'intérêt que vous portez à cette initiative.

 Maurice Lelièvre

Président ANACR 35

 

Cette exposition et le livret qui l’accompagne sont le fruit du travail important mené par Madame Renée Thouanel, Présidente de l’Association Départementale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes, ADIRP 35 et de Monsieur Maurice Lelièvre Président du Comité d’Ille-et-Vilaine de l’ Association Nationale des Anciens combattants et Amis de la Résistance, ANACR 35, depuis de nombreux mois, aux côtés de l’Université de Rennes 2, de l’Office National des Anciens Combattants et du Musée de Bretagne.

 Dans le cadre de leur expertise scientifique, les archives départementales ont été amenées à participer au Comité Scientifique, présidé par Madame le Professeur Sainclivier, de l’Université de Rennes 2, pour la réalisation de ce projet. Ce travail d’historien qu’elle a coordonné se veut être le relais de la mémoire pour l’histoire de la Résistance en Ille-et-Vilaine, à transmettre aux jeunes générations, alors que la plupart des témoins et des acteurs de ces luttes pour la liberté, tels les époux Aubrac ou Stéphane Hessel décédés récemment, ne sont plus là pour venir témoigner dans les établissements scolaires.

 Qu’il me soit permis de remercier tous ceux qui ont permis que ce projet arrive à son terme et particulièrement mes services qui ont permis de faciliter les recherches et l’accès aux fonds documentaires nécessaires pour rédiger les contenus de l’exposition, qui a vocation à être mise à disposition des établissements scolaires dans toutes les communes du département.

 Parce qu’il est toujours difficile de faire des choix, de privilégier un élément de l’histoire sur un autre, ce livret permet de resituer la résistance dans son contexte et d’apporter des éléments complémentaires qui permettent de mieux comprendre les réalités d’une époque douloureuse de notre histoire, perpétuer le souvenir du combat pour la libération et les valeurs qui l’ont animé, et contribuer ainsi au devoir de mémoire.

Ce travail, c’est un hymne à la Résistance. Au détour de chaque panneau, on voit surgir ces hommes et ces femmes, tous ces soldats de l’ombre, connus ou méconnus, qui ont eu à cœur d’aimer leur pays, de donner et pour nombre d’entre eux de sacrifier leur vie pour lui redonner sa fierté et sa dignité.

 Ils nous invitent toutes et tous, jeunes et moins jeunes à suivre les valeurs que portait la  Résistance, d’indignation, d’engagement  et d’action d’abord face à l’inacceptable, de solidarité et de générosité ensuite que l’on retrouvera dans le programme national de la Résistance. Ils nous invitent à être des acteurs et non des spectateurs, gardant cette force de penser que demain doit être meilleur qu’aujourd’hui.

Jean-Louis Tourenne

Président du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine

 

1933-1939 : De la montée du nazisme à l’entrée en guerre.

Peu à peu, Hitler envahit et annexe des régions de l’Europe centrale : Autriche, Tchécoslovaquie…

 

  

1er septembre 1939 : Hitler s’attaque à la Pologne. Mobilisation générale.

3 septembre 1939 : Déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à l’Allemagne.

-          Le tocsin est sonné par toutes les cloches de la ville de Rennes, annonçant l’entrée en guerre de la France.

-          Le maire de Rennes, François Château, fait rédiger des arrêtés pour la défense aérienne, l’éclairage et l’extinction des lumières.

 

C’est la mobilisation : les Rennais voient, avec émotion, les soldats partir de la caserne du Colombier.

 

-          Les locaux disponibles sont aménagés pour héberger les futurs réfugiés : classes, dortoirs, baraquements…

-          Les postes de secours sont installés.

-          Les cafés et les lieux publics doivent fermer à 22 heures.

-          Au Musée des Beaux Arts, on protège les œuvres  précieuses.

-          Organisation de la « défense passive ». Au fil des jours, restrictions alimentaires….

 

-          1940-1941 : le début de la Résistance

 

Beaucoup de familles fuient les zones de combat. L’Ille-et-Vilaine est désignée comme repli du département du Nord. 140 000 réfugiés sont de passage ou en résidence à Rennes, 26 000 repas sont servis par jour. Certains sont hébergés dans des baraquements sur le Champ de Mars.

 

 

            L’arrivée fulgurante des Allemands entraîne l’abandon du projet d’un « réduit breton » soutenu par Paul Reynaud, approuvé par Churchill et pour lequel le général de Gaulle s’était rendu à Rennes peu de jours avant. Le principe était : « On se retranche dans une région d’accès difficile dont la zone côtière permet l’afflux de troupes et de matériel ». Devant la poussée de l’armée nazie, ce projet est abandonné dès le 13 juin 1940.

 

Le 16 juin au soir, la DCA installée à Saint-Jacques de la Lande tire sur un avion de reconnaissance allemand.

Le 17 juin au petit matin, les gendarmes et les postiers, par téléphone, sont avertis de l’avancée des troupes allemandes. Vers 10h30, trois chasseurs bombardiers allemands arrivent à basse altitude de l’est et, en arrivant au-dessus de la plaine de Baud, mitraillent et bombardent les wagons qui se trouvent dans la gare de triage. Quatre trains sont garés là et sont touchés : un train chargé de munitions qui vont continuer à exploser pendant 24 heures, un train de réfugiés, un train de soldats réfugiés du nord et un train de soldat britanniques. Parmi eux, Maurice Schumann qui s’en sort miraculeusement. Bilan, presque 2 000 morts et de nombreux blessés.

Une partie de la population commence à évacuer la ville. Les autorités militaires s’apprêtent à faire face, mais, dans la soirée, certains entendent l’appel de Pétain à cesser le combat.

 


Collection Musée de Bretagne

Le même jour, 17 juin 1940, les Allemands entrent à Fougères et continuent vers Rennes.

 Très tôt le matin du 18 juin, des troupes allemandes venant de Saint-Lô et Fougères entrent dans la ville de Rennes. Elles foncent tout droit vers le centre ville et prennent possession de tous les lieux militaires et stratégiques : casernes, arsenal, Courrouze, aérodrome de Saint-Jacques…

En fin de matinée, une colonne venant de Laval se dirige vers Rennes. Vers 14 heures, des voitures s’arrêtent devant l’Hôtel de Ville et des officiers allemands montent dans le bureau du maire François Château.   

Le premier geste d’occupation est d’avancer de deux heures l’horloge du bureau du maire pour la mettre à l’heure allemande.

Dans les casernes, les soldats sont faits prisonniers et réquisitionnés pour creuser les tombes des victimes de la plaine de Baud au cimetière de l’Est. Vu les difficultés des déplacements et le nombre des victimes, il est décidé de mettre les corps dans des tranchées de part et d’autre de la gare de triage : près de l’avenue Chardonnet et près de l’actuel stade Jean Coquelin.                                                                                                                                                                               

 Les jeunes hommes qui réussissent à rejoindre le général de Gaulle et la France Libre suivent une période de formation dans les casernes et les camps anglais. Ensuite, certains sont parachutés en France, d’autres partent combattre sur différents fronts : en Afrique, en Italie… Quelques-uns se retrouvent à Bir Hakeim.

 Les envahisseurs s’installent : préfecture, mairies, casernes, terrains d’aviation, arsenal, châteaux, manoirs, grandes maisons…

 

Le maréchal Pétain signe l’armistice le 22 juin 1940.

En résumé :

-          Aucune action hostile au Reich ne sera tolérée.

-          Empêcher les forces françaises armées de quitter le territoire français. Ni armes, ni navires, ni avions.

-          Interdire aux ressortissants français de combattre contre l’Allemagne et ses alliés. Ceux qui le feraient seraient traités comme des francs-tireurs.

 

-          3 juillet : Début des tickets de rationnement.

-          11 octobre : Recensement des Juifs (372 en Ille-et-Vilaine)

-          16 novembre : Loi pour les communes de plus de 2 000 habitants. Les maires de Saint-Malo, Fougères et Saint-Servan sont révoqués.

-          27 novembre : François Ripert, nouveau préfet.

-          Le 11 juin 1941, il envoie à tous les maires du département un texte appelé « Un vrai Français » dont voici un extrait : « Comme lui (le maréchal Pétain), soyons de vrais Français.

Ø  Etre un vrai Français […] c’est ne pas saper l’autorité du Maréchal en dénigrant l’œuvre du gouvernement…

Ø  Etre un vrai Français […] c’est ne pas se livrer à des actes de rébellion en suivant les exhortations de provocateurs étrangers.

Ø  C’est refuser d’entrer en dissidence, ne serait-ce que de cœur, et d’affaiblir le pays en le divisant.

Ø  C’est respecter la parole donnée au vainqueur…

Ø  L’obéissance stricte au Maréchal reste notre seule chance de salut ».

Lieux occupés par les Allemands

 

A partir de juin 1940, les Allemands s’installent partout, essentiellement dans les grandes villes ou dans des endroits stratégiques.  Ils réquisitionnent des appartements, des maisons, mais surtout des châteaux et de grandes villas pour les officiers. Ils sont dans les lieux publics, les commerces, les salles de spectacles. Certains leur sont réservés et interdits aux Français.

   

L’Etat Major allemand au quartier général rue de Corbin à Rennes. 

 Collection Binet. Musée de Bretagne. Rennes

 Un soldat allemand pose sur le port de Saint-Malo.

 

 

(Collection Rennes Métropole)  La troupe allemande défile place Pasteur à Rennes                                                                       

 

  

 (Collection Rennes Métropole)   Bureau d’embauche pour aller travailler en Allemagne.

 

Camp radar de Monterfil (1943-1944)

Le site des Chênes Froids est un dispositif d’observation et de renseignement. Deux radars sont capables de détecter, une dizaine de minutes à l’avance, l’arrivée d’une formation volant à 500 km/h et de transmettre cette information aux ports et aéroports. Deux antennes gonio sont à l’écoute du trafic radio. Deux pièces de DCA permettent de se protéger contre les bombardements des Alliés.

 

 

 Terrain d’aviation de Gaël

Situé à la limite de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan et près de Coëtquidan, ce terrain d’aviation sert de camp de base à 60 bombardiers et 40 appareils de transport de troupes à partir de 1942.  

 

 Les fortifications de la Cité d’Aleth à Saint-Servan. Complexe impressionnant de 24 blocs de combat nécessitant une garnison de 500 hommes.

  

L’aéroport de Saint-Jacques de la Lande

En avril 1941, les Allemands agrandissent le petit aéroport pour en faire une base de départ de bombardiers vers l’Angleterre. Pour cela, ils démolissent une grande partie du bourg dont la mairie et l’école publique ainsi que 31 maisons et commerces.

 

 
L’île Cézembre

 Cette position était, en 1944, le point d’appui le plus important du système défensif de la forteresse de Saint-Malo. Elle était servie par une garnison de 300 hommes.

 

Les communes martyres : Victimes des bombardements allemands ou alliés, des démolitions volontaires pour des installations allemandes, des répressions…

Rennes, Saint-Malo, Fougères, Bruz, Saint-Jacques de la Lande…

 

            

 

                  Saint-Jacques de la Lande

 

 Les premiers mouvements de résistance : 1940-1942.

 « La Résistance fut essentiellement une révolte de l’honneur contre la honte de la défaite et de la servitude. » écrit le R.P. Brückberger et il ajoute : « La liberté, c’est l’air qu’on respire, tant qu’on l’a, on n’y pense guère. S’il vient à manquer, alors on étouffe et on en meurt. »

Les mouvements de Résistance sont classés dans « Résistance intérieure » car ils s’organisent essentiellement à l’initiative de militants des partis politiques et syndicats dissous par le régime de Vichy, mais aussi, simplement à partir de quelques personnes volontaires qui entraînent quelques amis.  

Les Républicains espagnols réfugiés dans le département, entrent très vite en Résistance car, pour eux, c’est la lutte qu’ils ont menée dans leur pays qui continue. Mais ils sont étroitement surveillés. On peut lire dans un rapport de police en 1941 : « Plus de 300 Espagnols sont, à ce jour, identifiés et surveillés. » 

Parmi ces mouvements, citons-en deux, bien spécifiques :

-          « Résistance Fer » formé de cheminots très actifs sur le sabotage des trains, le détournement des inscriptions indiquant leur destination et l’aide aux déportés qui étaient entassés dans les wagons en recueillant les petits mots qu’ils faisaient passer à leurs familles.

-         « L’Union des Femmes Françaises » (UFF) organisation satellite du « Front National de Libération », créé par le Parti communiste. Ce mouvement a pour objectif de regrouper les femmes de tous horizons politiques et sociaux, animées du même esprit patriotique

Mais on pourrait citer des mouvements formés essentiellement d’intellectuels, d’autres sont formés  d’ouvriers ou de postiers, certains sont formés plutôt d’officiers…   

         AD 131W22 

                                                                                                                                                                           

 

LES FTP (Francs-Tireurs et Partisans) 1942 à 1944

 Ce mouvement est créé en février 1942 à partir de l’OS (Organisation Spéciale de combat) mise en place par le PCF. Des groupes de trois hommes (triangles) sont constitués, formant ainsi une pyramide avec des cloisonnements à chaque niveau pour sauvegarder l’organisation en cas d’arrestation.

La dénomination « Francs-Tireurs » rappelle les combattants de la guerre 1870-1871 contre les Prussiens ; le « Tireur partisan » évoque ceux de la guerre d’Espagne à laquelle beaucoup d’entre eux ont participé au sein des « Brigades Internationales ».

Les FTP sont partisans de la « lutte immédiate et intensive » différente de « l’attentisme » prôné par certains mouvements ou réseaux qui attendent et préparent le « jour J ».

 Rose Jan, Résistante FTP à Redon, écrit : « Churchill savait que la guérilla, la guerre d’usure, était un des facteurs de la Victoire, que les attaques incessantes faisaient naître un climat d’insécurité insupportable pour les armées d’occupation dont la vie n’était plus qu’un immense tourment.

Vivre dans un pays où chaque buisson, chaque grange, chaque carrefour peut devenir le lieu d’une embuscade est pratiquement intenable et, moralement, plus déprimant que de livrer une grande bataille. »

 

Quelques attentats réalisés par des FTPF de mai à juin 1942 : (ADIV 134W10)

-          4 mai à Rennes: attentat contre le bureau d’embauchage allemand à l’angle du Bd de la Liberté et de la rue Poullain Duparc (4 engins).

-          12 mai à Saint-Malo : attentat à la bombe contre un baraquement de l’organisation TODT, place Duguesclin.

-          4 juin à Rennes, rue Nationale : fortes détonations devant les locaux de la LVF (Légion des Volontaires Français contre le Bolchévisme).

-          22 juin à Saint-Malo : attentat contre un camion allemand de l’organisation TODT.

-          22 juin à Rennes : attentats contre des immeubles occupés par l’armée allemande 33 Bd Solférino et 122 Bd Sévigné.

-          24 juin à Dinard : engin explosif posé devant la permanence du RNP.

-          15 juillet à Saint-Malo : explosion rue Hippolyte de la Morvonnais contre la porte de la clôture de la caserne Rocabey, occupée par les Allemands.

 

Suite à tous ces attentats, les arrestations se multiplient. En décembre 1942, 30 Résistants sont jugés devant le tribunal militaire allemand à Rennes. 25 d’entre eux sont condamnés à mort et fusillés à la Maltière à Saint-Jacques de la Lande le 30 décembre 1942.

Au total, 79 Résistants (presque tous FTP) sont fusillés en ce lieu.

Le 8 juin 1944, deux jours après le débarquement, 32 Résistants sont fusillés au Colombier.

 

 

         

 Beaucoup d’autres Résistants FTP sont arrêtés de 1942 à 1944. Certains sont fusillés, d’autres sont déportés.

 Mais quand un Résistant tombe, dix autres « sortent de l’ombre à sa place » (voir le Chant des Partisans).  

 

LES RESEAUX  (1941-1944)

             Un réseau est une organisation clandestine dont les membres sont en relation directe ou indirecte les uns avec les autres et dépendent soit des Britanniques (SOE : Special operation executive), soit de la France Libre (BCRA : Bureau Central de Renseignements et d’Action), parfois des deux. Certains réseaux dépendent d’un autre pays allié (Pologne, Belgique…).  

 Les agents dûment homologués se répartissent comme suit :

PO : Agents ayant une acticité occasionnelle (dénommés aussi « honorables correspondants »).

P1 : Agents ayant une activité continue sous le couvert d’une occupation.

P2 : Agents ayant une activité permanente, consacrant la totalité de leur temps au service du réseau.

 

Comment ces agents sont-ils recrutés ? Par cooptation, après enquête très poussée sur leurs sentiments patriotiques et après avoir accepté les principes fondamentaux de discrétion et de modestie. Les réseaux s’ignorent les uns des autres.

« Nous, hommes ou femmes, tous volontaires, sans formation aucune, n’avions pas été préparés à cette impitoyable guerre de l’ombre ; nos moyens étaient des plus modestes face à la redoutable machine de guerre allemande, dotée de contre-espionnage, de contrôle et de répression terriblement efficaces. » Pierre Demalvilain (agent de renseignement sur la côte nord de l’Ille-et-Vilaine).

 Le but essentiel des réseaux d’action est de préparer la réussite des combats de la libération après le débarquement des forces alliées. Il faut préparer le « jour J ». En Ille-et-Vilaine, le réseau d’action le plus important est le réseau Oscar ou Parson dont le chef principal est le colonel Buckmaster.

Pour réaliser cette mission, Parson est chargé d’équiper en matériel parachuté (armes, munitions, explosifs) tous les groupes locaux de résistance et de leur fournir un entraînement paramilitaire.  

Les réseaux de renseignements jouent également un rôle important dans cette préparation puisque, à partir de 1942, « Hitler ne peut déplacer une division, ni abriter un navire, ni ouvrir un chantier, ni réquisitionner une usine sans que les Alliés n’en soient informés dans les moindres délais ».

Le général Eisenhower a déclaré : « Les réseaux de renseignements en France occupée furent, grâce à leurs actions, un des éléments décisifs du succès des Alliés à l’ouest ».

    Citons quelques messages envoyés par Radio-Londres ;

 1er juin 1944 : « L’heure des combats viendra »

« Les sanglots longs des violons de l’automne » Ces messages annoncent à tous les Résistants de l’Ouest et du Nord un débarquement dans les jours qui suivent.

5 juin 1944, 21h15 ; « Blessent mon cœur d’une langueur monotone ». Il confirme les opérations de débarquement pour le lendemain 6 juin.

Messages aux Bretons et aux Normands pour ralentir l’avancée des troupes allemandes vers les plages normandes : « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux ». L’ordre est donné de saboter les installations téléphoniques. C’est le plan violet

« Les dés sont sur le tapis » ; Ce message donne l’ordre de saboter les voies ferrées. C’est le plan vert.

7 juin 1944 : « Il fait chaud à Suez » : c’est le signe de la guérilla pour ralentir l’avancée des troupes de la VIIe armée allemande qui mettront 15 jours à parvenir à destination.

  

Le STO, les MAQUIS

            Pour éviter d’être envoyés en Allemagne  au titre de la loi du 16 février 1943 instituant le Service du Travail Obligatoire (STO), des jeunes gens doivent se cacher, ce sont les réfractaires. La Résistance s’efforce de leur procurer « planques » et faux papiers. En retour, elle en attire quelques-uns dans ses rangs ; ils deviennent alors des maquisards.

            Les jeunes qui acceptent de partir sont envoyés en Allemagne pour travailler dans les usines d’armement.  Ils sont parfois employés, dans le cadre de l’opération TODT, pour construire les blockhaus et autres fortifications sur la côte ou dans les lieux stratégiques comme les aéroports (Saint-Jacques de la Lande, Pleurtuit, Gaël).

             Les mouvements de Résistance exhortent les jeunes à refuser de partir en Allemagne et plus généralement, ils leur demandent de refuser de travailler pour les Allemands.

                                              En Ille-et-Vilaine, quelques maquis ont existé :  

-          Le maquis de Broualan : A partir de 1943, des réfractaires au STO de la région de Cancale et Saint-Malo se réfugient au château de Landal. En avril 1944, des FTP se rassemblent dans le bois de Buzot pour tenter d’empêcher les Allemands de rejoindre le lieu du débarquement.

7 juillet 1944 : Près d’une centaine de miliciens fortement armés, certains en uniforme allemand, alertés par ce regroupement, encerclent et attaquent le maquis. Fermes pillées, maquisards torturés. 8 d’entre eux sont fusillés près de Saint-Rémy du Plain.

-          Le maquis de Teillay : Andrée Récipon qui habite Laillé cache des aviateurs alliés, des réfractaires au STO, des Résistants en leur fournissant le gîte et le couvert, dans les bois de Laillé mais aussi dans la forêt de Teillay. Ce dernier maquis va rejoindre le maquis de Saffré en Loire-Atlantique pour les combats de la libération.

-          Le maquis de Saint-Yvieux, situé en Plerguer et Le Tronchet.

 Marcel Callo, ouvrier imprimeur à Rennes, membre de la JOC (Jeunesses Ouvrières Chrétiennes) est convoqué au STO le 10 mars 1943. A sa tante qui lui dit qu’il aurait pu prendre le maquis, il répond : « Ce n’est pas comme travailleur que je vais là-bas, mais comme missionnaire ». Très vite il organise loisirs, messes, soutien individuel… Il est arrêté avec d’autres le 19 avril 1944 car « par son action catholique auprès de ses camarades français, pendant son travail obligatoire en Allemagne, s’est rendu nuisible au régime nazi et au salut du peuple allemand ». Il est envoyé à Mauthausen où il décède en mars 1945.

 

         

 1944, du débarquement à la Libération

 En 1944, les combats s’intensifient. La Wehrmacht est en difficulté sur plusieurs fronts, les Résistants savent que la victoire approche mais il faut redoubler de vaillance.

Les combats sont de plus en plus nombreux mais les arrestations, les tortures, les exécutions, les déportations se multiplient.

A partir du 6 juin, c’est la Bataille de Normandie. L’enjeu pour les Résistants bretons est d’empêcher les troupes allemandes de rejoindre ces lieux de combats.

Les Allemands mobilisent des agriculteurs d’Ille-et-Vilaine avec charrettes et chevaux pour porter des armes vers le front.

 1.      Avance des Alliés :

Ø   6 juin 1944, débarquement des Alliés en Normandie

Ø  31 juillet : percée d’Avranches

Ø  1er août : Entrée des Américains en Ille-et-Vilaine

Ø  2 août : Maison Blanche, au nord de Rennes

Ø  3 août : libération de Fougères et de Bain-de-Bretagne

Ø  4 août : libération de Rennes

Ø  5 août : libération de Vitré et de Redon

Ø  12 août : libération de Pleurtuit

Ø  13 août : libération de Dinard

Ø  14 août : libération de Saint-Malo

Ø  17 août : reddition de Von Aulock, cité d’Aleth

Ø  20 août : de Gaulle est à Rennes.

Ø  21 août : de Gaulle est à Paimpont sur la tombe de sa mère décédée le 16 juillet 1940. Il n’avait pas pu venir aux obsèques.  

Ø  2 septembre : reddition de l’île Cézembre

 

2.      Quelques actions de la Résistance

Ø  12 avril : libération de la prison de Dinan par les FTP

Ø  13 avril : déraillement sur la ligne Paris-Brest à Cesson-Sévigné

Ø  15 avril : Déraillement sur la ligne Paris-Brest à l’Hermitage

Ø  30 avril : Libération de 45 Résistants détenus à la prison de Vitré par 16 FTP

Ø  11 mai : 4 garages contenant des camions allemands sont attaqués et incendiés à Fougères

Ø  6 juin : divers sabotages sur les pylônes électriques et divers déraillements de train

Ø  Du 20 au 28 juillet divers sabotages à Messac sur les lignes Rennes-Redon et Guer-Châteaubriant

3.      La répression

Ø  31 mai : 10 fusillés à la Maltière

Ø  7 juin : 12 otages dont Yves Milon internés au Camp Margueritte à Rennes, baraque 14.

Ø  8 juin : 32 Résistants (dont 8 Espagnols) fusillés dans la caserne du Colombier à Rennes

Ø  23 juin : 11 Résistants fusillés à la Maltière

Ø  30 juin : 18 Résistants fusillés à la Maltière

Ø  30 juin : la milice assassine 4 Résistants Louis Volclair, Gaëtan Hervé, Pierre Lemoine, Félix Olivier et blesse Oscar Leroux.

Ø  7 juillet : attaque de la milice au maquis de Broualan : 8 Résistants tués.

Ø  14 juillet : 4 Résistants tués à Vern-sur-Seiche .

Ø  18 juillet : 6 Résistants fusillés à la Maltière

Ø  28 juillet  : la rafle de Guignen : suite à un attentat contre des officiers allemands, 20 jeunes de 16 à 30 ans sont arrêtés et déportés.

Ø  2 août : départ d’un train de déportés près de la rue Jules Verne

Ø  3 août : départ d’un train de déportés de la Prévalaye. Ces 2 trains forment le Convoi dit « de Langeais »

Ø  6 août : 8 Résistants tombent dans une embuscade à Port-de-Roche en Langon.

   
 

   

LA REPRESSION

Les résistants arrêtés en Ille-et-Vilaine passent d’abord dans un centre de la Gestapo pour un interrogatoire plus ou moins « musclé ». Puis ils sont envoyés dans une prison : Rennes, Saint-Malo, Fougères, Vitré ou Redon.

Parfois, les résistants passent en jugement au Palais de Justice de Rennes. La plupart du temps, ils sont envoyés vers des camps de transit puis déportés sans autre forme de procès.

      Circulaire du ministère de l’Intérieur « Etat Français » du 22 octobre 1941 :

            «  Je vous rappelle que vous ne pourrez prononcer la libération d’internés administratifs détenus dans votre département pour activité communiste, gaulliste ou anarchiste qu’après avoir obtenu l’accord des autorités allemandes de votre département ». Signé : J.P. Ingrand.

 En fait, les internés qui ont effectué la peine de prison à laquelle ils ont été condamnés pour faits de résistance, sont remis aux Allemands qui les envoient dans un de leurs centres (Compiègne, Fontevrault…) avant de les déporter dans un camp de concentration en Allemagne, en Autriche ou en Pologne. (Voir Rémy Lebrun, Jean Courcier, Roger Dinard…)

 Lettre du 17 juillet 1942,  de René Bousquet, secrétaire général de la police, à tous les préfets de la zone occupée :

 « Les Allemands pourront frapper les familles des auteurs d’attentats… » pour dissuasion et pour l’exemple.

 

Lettre de René Bousquet au général Oberg, commandant supérieur des SS et de la police allemande :

 « Cette coopération […] doit s’exercer essentiellement contre l’anarchisme, le terrorisme et le communisme et, d’une manière générale, contre toute activité étrangère susceptible de troubler l’ordre et le calme à l’intérieur de la France. »

  

Comité de Coordination des Mouvements de la Résistance

   La prison de Saint-Malo.

Prison Centrale des femmes

 25 février 1944 : Mutinerie à la Maison Centrale des Femmes : 130 détenues condamnées pour activités communistes, se sont opposées à l’exécution d’une mesure disciplinaire  encourues par trois d’entre elles.

 Il existe aussi dans le département des camps de prisonniers français. Certains sont plus spécialement réservés aux prisonniers coloniaux que les Allemands ne veulent pas voir en Allemagne : peur des maladies, peur que des rencontres avec des femmes allemandes ne fassent perdre la « pureté de la race aryenne »… Ces prisonniers indésirables en Allemagne servent de main d’œuvre à tout faire aux nazis. Mais certains se mutinent en refusant d’enterrer les 25 Fusillés du 30 décembre 1942 à la Maltière directement dans le sol sans cercueils.

  

Déportation Répression, persécution

 Dès le mois de juin 1941, quatre responsables communistes d’Ille-et-Vilaine sont arrêtés et après une quinzaine de jours passés à la prison Jacques Cartier, ils sont envoyés à Compiègne pour devenir otages. Le 15 décembre 1941, Henri Bannetel, jeune étudiant en médecine est fusillé au Mont-Valérien. Les trois autres, Emile Drouillas, René Perrault et Jean Rouault sont déportés à Auschwitz le 6 juillet 1942. Seul, Jean Rouault reviendra.

A Montfort-sur-Meu, Etienne Maurel, secrétaire de mairie, commence à résister dès l’arrivée des Allemands. Le 1er février1942, il obtient le premier parachutage dans le département. Il est arrêté le 12 février 1942, déporté, il meurt au camp du Struthof. Son épouse, Renée Maurel,  arrêtée le 23 août 1942 est déportée à Ravensbrück. Quatre autres Résistants du groupe meurent en déportation.

A Mordelles, le Docteur Pierre Dordain qui avait formé un groupe de Résistants attaché au réseau CND  est arrêté, incarcéré à la prison Jacques Cartier, il meurt sous les tortures. Ses deux fils et les autres membres du groupe sont déportés et meurent en Allemagne.

Honoré Commeurec, directeur des Imprimeries Réunies à Rennes, aide tous les groupes de Résistants qui le souhaitent en imprimant journaux et tracts hostiles aux occupants et à leurs complices collaborateurs. Il est arrêté en février 1944 et meurt en déportation.

A Fougères, René Gallais organise un groupe de Résistants rattaché au réseau « Ceux de la Libération ».  En octobre 1941, sur dénonciation, tout le groupe est arrêté ; 14 personnes dont trois femmes sont déportées. René Gallais et sept autres Résistants sont décapités en Allemagne.

Les FTP sont aussi très actifs à Fougères. Sous l’impulsion de Louis Pétri, ils entreprennent de multiples actions et des attentats contre les installations allemandes et les locaux des partis collaborateurs. Beaucoup de Résistants sont fusillés ou déportés. Thérèse Pierre meurt à la prison Jacques Cartier à la suite des tortures qu’elle subit.

A Saint-Brieuc des Iffs, Jean Nobilet qui accepte de recevoir sur ses terres des parachutages est arrêté ainsi que plusieurs membres de sa famille et des ouvriers agricoles. Ils sont tous déportés.

Citons encore six jeunes Rennais, âgés de 14 à 16 ans, élèves de l’école d’Industrie, boulevard Laënnec, ou du collège de la rue d’Echange, arrêtés en mars 1942 et déportés suivant le décret NN promulgué le 7 décembre 1941. Ce décret NN (Nacht und Nebel = Nuit et Brouillard) stipule que, si les personnes arrêtées ne sont pas passées par les armes aussitôt, elles doivent disparaître dans la « Nuit et le Brouillard ». Pendant trois ans, les familles de ces jeunes n’ont aucune nouvelle de leurs fils. Pascal Lafaye et Jacques Tarrière ne reviendront pas, ni Madame Lafaye, la maman de Pascal.

 

On pourrait continuer ainsi la longue liste des Résistants déportés en Allemagne, en Autriche ou en Pologne. Ils connaîtront la faim, le travail forcé, le froid, la maladie, les coups, la torture…  

Nous n’avons pas pu indiquer sur la carte toutes les communes d’où sont partis des Déportés, cette carte n’aurait pas été lisible.

  

L’après-guerre, les obsèques des fusillés, le retour des déportés.

  Les familles et les amis attendent avec espoir des nouvelles de ceux qui ont été déportés et ils attendent leur retour. Peu à peu ils apprennent l’horreur des camps de déportation et d’extermination. Ils attendent avec angoisse l’arrivée des trains qui ramènent certains d’entre eux. Ils voient arriver des hommes et des femmes maigres, décharnés. Souvent, ils ne les reconnaissent pas. Et puis il y a ceux qui ne reviendront pas…

 

Le général Eisenhower découvre l’horreur des camps de déportation.

          

                   

Rémy Lebrun en costume de déporté.     

 

                              Jean Courcier

  

Que s’est-il passé près de chez moi ?

 1.      Broualan : Monument élevé près de Broualan à la mémoire de René Capitain et de ses compagnons, martyrs de la Résistance.

2.       Cancale : à la mémoire de 2 Résistants tués en ce lieu et de tous les martyrs de la Résistance   

3.       Combourg : à la mémoire des 11 Résistants morts en déportation.

4.       Dinard : à la mémoire des Résistants déportés ou fusillés. 

5.       Goven : Plaque sur la maison de la famille d’Emile Gernigon fusillé à la Maltière le 30 juin 1944.

6.       Guignen : Plaque rappelant la rafle du 28 juillet 1944 : 20 jeunes de 16 à 30 ans sont déportés, huit n’en reviendront pas.  

7.       Laillé : plaque à la mémoire de Melle  Andrée Récipon, Résistante habitant Laillé.   

 8.  Langon, Port de Roche « A nos fils fusillés le 6 août 1944 ».   

  9. Montfort-sur-Meu : à la mémoire de Renée Maurel, Résistante, déportée. 

10. Montfort-sur-Meu : à la mémoire d’Etienne Maurel, Résistant, mort en déportation.

11. Saint-Brieuc des Iffs : à la mémoire de Jean Nobilet et de ses 5 compagnons morts en déportation.  

12. La Maltière (Saint-Jacques de la lande) : lieu où furent fusillés 79 Résistants entre 1940 et 1944.

13. Cimetière de l’Est à Rennes : le Carré des Fusillés et la tombe de Charles Tillon.

14. Saint-Malo : à la mémoire des  Forces aériennes Françaises Libres

15. Saint-Malo : L’enclos de la Résistance.  

16. Saint-Rémy du Plain : à la mémoire des maquisards de Broualan sur le lieu de leur supplice. 

17. Vern-sur-Seiche : à la mémoire de 4 Résistants tombés dans une embuscade alors qu’ils allaient préparer un parachutage dans la forêt de la Guerche, à Drouges.  

18. Fougères : aux Résistants déportés ou fusillés du pays fougerais.

19. Fougères : à la mémoire des Résistants du groupe Gallais.

20. Le Colombier à la mémoire des 32 Fusillés (dont 8 Républicains espagnols) du 8 juin 1944.   

21. Teillay : Stèle à l’orée de la forêt de Teillay, à la mémoire d’Andrée Récipon.  

22. Moulin de Saint-Evert, Saint-Marc-sur-Couesnon, à la mémoire de Résistants tombés en ce lieu.   

23. Martigné-Ferchaud : à la mémoire des 50 Résistants du réseau Buckmaster décédés ou disparus en déportation (1944-1945).   

24 et 25. Mordelles : monument et plaque à la mémoire des Résistants du groupe du Docteur Pierre Dordain et de ses deux fils.   

 26. Vitré : Monument qui rappelle l’attaque de la prison de Vitré, le 30 avril 1944,  par 20 FTP dirigés par le commandant Pétri, pour libérer 47 Résistants incarcérés et qui risquaient la déportation.

 27. Saint-Yvieux, Le Tronchet : à la mémoire des Résistants de ce maquis.

28. Mémorial de la Résistance et de la Déportation élevé en 1975. Il représente un poteau d’exécution et une cheminée de four crématoire, entourés des plaques portant les noms des principaux camps de concentration.  

 

Beaucoup d’autres monuments, stèles, plaques de rues existent dans le département, à la mémoire des Résistants ou des Alliés tués pour la lutte contre le nazisme et pour notre liberté.  Trouvez-les, regardez-les et veillez à ce qu’ils soient toujours bien entretenus et respectés.

Pour savoir ce qu’ils signifient, n’hésitez pas à consulter le site de nos associations :

www://assoc.orange.fr/memoiredeguerre/

Faites connaître ce que vous aurez trouvé en le publiant sur le site internet de votre commune.

 

  

Et maintenant ! La mémoire.  La reconnaissance et l’avenir.

 Lettre du colonel Maurice Buckmaster à des Résistants : ADIV 167J12

            « Nous qui savons combien vous avez souffert et ce que vous avez enduré pendant quatre longues années d’occupation par un ennemi barbare, et qui, malgré ces souffrances morales et physiques, avez fait preuve d’un courage et d’une énergie exemplaire

Nous qui avons eu l’honneur d’être associés à vos travaux qui ont si largement contribués à la libération de votre beau pays

Nous voulons vous dire notre admiration, notre respect et notre profonde gratitude.

                                                           Vive la France

                                                           Vive les Alliés.

 

Hommage du Général de Gaulle aux FFI (extrait) : ADIV 167J12

« … exprime aux unités de FFI qui opèrent en Bretagne la vive satisfaction du gouvernement pour la façon exemplaire dont elles mènent le combat, notamment depuis le 6 juin. » 

Citation de Helmut Kohl, chancelier allemand, lors de la commémoration de l’attentat contre Hitler le 20 juillet 1994.

            « Celui qui défend notre démocratie aujourd’hui, ne sera pas contraint de recourir à la résistance demain. C’est lorsque les citoyens restent indifférents que les ennemis de la liberté risquent de détruire cet ordre démocratique. Il ne peut y avoir de compromis entre la liberté et la servitude. »

 

Message d’appel à la jeunesse de Pierre Demalvilain, ancien Résistant.

 « Vous venez de voir un résumé de ce que fut la Résistance dans sa lutte contre le nazisme. C’est dans ce combat que tant de nos camarades sont morts, et bien souvent, hélas, dans des conditions atroces […]

 Pour nous, rien n’est fini et les luttes contre le fascisme auxquelles nous avons pris part continuent. Il y a toujours et encore, dans le monde, des endroits où il faut et faudra défendre la LIBERTE. En France, dans notre pays, des occasions se présenteront où elle sera encore menacée ; il faudra de nouveau risquer sa vie pour elle.

C’est donc au nom de celles et de ceux qui ont risqué la mort pour la LIBERTE et qui, pour elle, ont affronté les pires souffrances que nous vous demandons, à vous, ceux des jeunes générations, d’être vigilants, toujours vigilants !

  Nous vous passons le flambeau ! A vous de vous battre quand il le faudra, comme il le faudra, pour la justice, la dignité humaine, la LIBERTE ».

 

   07/04/2017
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