06/01/2017     

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Liste de  résistants du Finistère fusillés ou abattus

 

Fusillés au Mont-Valérien

Les 18 résistants de Saint-Pol-de-Léon, du réseau Centurie, fusillés le 6 juillet 1944.
Les 21 résistants de Kerfany-les-Pins fusillés le 30 juillet 1944 une semaine avant la libération de Moëlan-sur-Mer.
 
 

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Fusillés au Mont-Valérien

 

Abalain Albert , né le 13 janvier 1915 à Quimerch, fusillé le 17 septembre 1943, réformé de la marine à Quimerch, responsable du Parti communiste français (PCF) clandestin à Brest (Finistère).

Argouach Lucien , né le  11 octobre 1921 au Relecq-Kerhuon,  fusillé le 17 septembre 1943ouvrier à l'arsenal de Brest, membre de l'Organisation secrète (OS)

Baudry Jean , né le 14 mars 1901, fusillé le 5 avril 1944à Treffiagat (Finistère), fusillé le 5 avril 1944, marin à Treffiagat, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département du Finistère.

BERNARD Georges Édouard , né le 9 juin 1920 à Brest, Né le 9 juin 1920 à Brest (Finistère), fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; journaliste, rédacteur à Ouest-Éclair à Brest ; membre du groupe Élie (CND Castille), Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.


Célibataire, Georges Bernard, fils d’un ex-ouvrier de l’Arsenal de Brest qui fut aussi secrétaire de syndicats chrétiens de Bretagne, agent de propagande du Parti social français puis du Parti populaire français et qui s’était retiré à Saint-Étienne. Georges Bernard, rédacteur local au journal L’Ouest-Éclair, après avoir été employé à « l’alliance des travailleurs », dut s’occuper de sa famille (une mère souffrante et une sœur de seize ans). Il appartenait au groupe de résistance formé dès novembre 1940 par Louis Élie, entrepreneur de transport. Il était un des animateurs du patronage catholique Saint-Martin, lieu où se retrouvaient beaucoup de membres du groupe Élie (CND Castille). La mission du groupe Élie consistait notamment à récupérer des armes dans des cafés fréquentés par les Allemands.

C’est lors d’une de ces opérations, le 28 avril 1941, que se joua le destin du groupe, lors d’une bagarre dans un café de la rue Blanc avec plusieurs soldats allemands. Si tous parvinrent à s’échapper, la Gestapo, par l’arrestation d’un suspect, mit ensuite la main sur une liste de noms dont plusieurs des membres du groupe Élie, qui furent arrêtés les uns après les autres ; le 15 mai 1941 à Brest dans le cas de Georges Bernard. Il fut accusé de détention d’armes et d’avoir participé à l’attaque de l’Hôtel Continental, QG des Allemands de Brest.
Incarcéré à la prison de Brest puis à partir du 5 juillet 1941 à Fresnes, Georges Bernard fut condamné à mort le 23 novembre 1941 par le tribunal Boissy-d’Anglas (Kdt Gross Paris) et fusillé au Mont-Valérien le 10 décembre 1941 avec dix autres résistants. En sa faveur, le préfet du Finistère a souligné la « difficile situation familiale du condamné, ainsi que la bonne réputation que connaît cette famille auprès de sa proche population », sans succès. Un service religieux célébré en mémoire du groupe Élie à Saint-
Martin le 8 janvier 1942 réunit plusieurs centaines de personnes.

Sources: DAVCC, Caen, BVIII dossier 2 (Notes Thomas Pouty), 21P 424 494 (Notes Delphine Leneveu). – Arch. Dép. Finistère, 200 W 84 (exécutions) Guerre. – Georges-Michel Thomas et Alain Le Grand, Le Finistère dans la guerre (1939-1945), tome I, p. 247-250. – Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, Master 1, dir. Christian Bougeard, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010.

Biger Brewalan, René-Pierre Sudre

BILZER Pierre ,  né le 27 avril 1913 à Plougastel,  fusillé le 26 février 1943, fossoyeur à Saint-Denis (Seine), membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département de la Seine.

BUSILLET Robert , né le 19 janvier 1922 à Brest. Photographe à Brest. Il s'engage dans la résistance avec Louis Élie qui forme un réseau gaulliste de renseignements et de sabotage, agissant en priorité à l'arsenal de Brest. En mai 1941, 38 membres du groupe sont arrêtés et transférés à Fresnes. Le 23 novembre 1941, 11 d'entre eux sont condamnés à mort pour actes de franc-tireur et espionnage et fusillés le 10 décembre 1941, Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

 Busillet est fusillé au mont Valérien le 10 décembre 1941 avec ces 10 camarades de la résistance.

Lettre écrite à sa mère

Celton Corentin , né le 18 juillet 1901 à Ploaré,  fusillé le 29 décembre 1943, fusillé le 29 décembre 1943, infirmier des hôpitaux à Paris 11ème, syndicaliste clandestin.

Corre Aristide , né le 19 décembre 1895 à Brest,  fusillé le 31 mars 1942, employé de banque.

Daoudal   Yves , né le 3 octobre 1911 à Melgven,  fusillé le 5 avril 1944, cultivateur à  Toulgoat-en-Melgven (Finistère), membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département du Finistère

Departout Louis , né le 2 mai 1916 à Brest,  fusillé le 17 septembre 1943, électricien à l'arsenal de Brest, domicilié au Relecq-Kerhuon (Finistère), membre du Parti communiste français (PCF) clandestin des  Francs-tireurs et partisans français (FTPF) à Brest.

ÉLIE  Louis , né le 12 avril 1905 à Melleran,  (Deux-Sèvres),  garagiste à Brest (Finistère), il forme un réseau gaulliste de renseignements et de sabotage, agissant en priorité à l'arsenal de Brest. En mai 1941, 38 membres du groupe sont arrêtés et transférés à Fresnes. Le 23 novembre 1941, 11 d'entre eux sont condamnés à mort pour actes de franc-tireur et espionnage et fusillés le 10 décembre 1941. Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet.

Fontaine  Gabriel , né le 14 juillet 1886 à Brest,  fusillé le 4 août 1942, carrossier à Morangis (Seine-etOise).

GOURVENEC René , né le 11 novembre 1913 à Brest,  fusillé le 10 décembre 1941, arsenal à Brest. Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

Giloux Yves , né le 15 décembre 1921 à Ouessant,  fusillé le 17 septembre 19433, étudiant à Brest (Finistère), membre du Parti communiste français (PCF) clandestin et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département du Finistère.

 Grozeleau Roger, Georges, Louis, né le 6 octobre 1920 à Angers (Maine-et-Loire), fusillé le 10 décembre 1941,
manœuvre à Brest (Finistère), membre du groupe ÉLIE puis du réseau Confrérie-Notre-Dame (CND) Castille.
 Autres fusillés ce jour là: Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

Kervella Paul , né le 10 mars 1926 à Brest, fusillé le 20 mai 1944, arsenal de Brest., ouvrier à l'arsenal de Brest,
membre du réseau Défense de la France

Lagadic .Louis , né le 5 mai 1922 à Pont-l'Abbé,  fusillé le 5 avril 1944, chauffeur d'automobile à Pont-l'Abbé, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département du Finistère

Le Bail Louis, Léon, né le 7 mai 1921 à Lorient (Morbihan), fusillé le 17 septembre 1943, chaudronnier dans la région de Brest (Finistère), membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département du Finistère.

Le Borgne  Joseph , né le 22 novembre 1913 à Carhaix. Il intègre le personnel de la gare de Carhaix en devenant guichetier, facteur aux écritures et en charge des expéditions. Il vit avec sa femme au deuxième étage du 7 de la rue de Brizeux, dans un petit appartement au-dessus du café Pastor, tenu par sa belle-sœur. Dès le début de l'occupation allemande, il participe à des actions de résistance et entre dans le réseau "Johnny" spécialisé dans le renseignement et les émissions radio. Le 9 septembre 1941, Joseph Le Borgne est arrêté par les Allemands, dans le café alors Jean Lamandé, le radio du réseau, est entrain d'émettre au deuxième étage de l'immeuble vers Londres. Le poste émetteur est découvert. Joseph Le Borgne, sa femme,  et le radio Jean Lamandé  sont conduits à Guingamp. puis à Angers. Joseph Le Borgne et Jean Lamandé sont envoyés à Fresnes. Jean Lamandé réussira à s'évader, mais Joseph Le Borgne sera fusillé le 24 juillet 1942,en refusant le bandeau qu'on lui mettait sous les yeux.

(Source: Dominique Mesgouez, Histoire des rues. Carhaix, Kelti Graphic, 1991.)

http://www.plaques-commemoratives.org

Le Corre Jean-Marie, né le 26 avril 1898 à Pouldreuzic,  fusillé le 26 ou 27 janvier 1942, électricien à Paris 6ème

Le Corre  Pierre,  né le 7 août 1904 à Le Cloître-Pleyben,  fusillé le 5 janvier 1942.  mécanicien à
Paray-Vieille-Poste (Seine-et-Oise), membre du Front national (FN).

Le Goff Guy, né le 24 août 1926 à Brest, fusillé le 20 mai 1944, étudiant à Brest,
membre du réseau Défense de la France

Le Gent Paul, né le 5 juin 1913, à Brest,  fusillé le 17 septembre 1943, ajusteur à l'arsenal de Brest domicilié à Saint-Renan (Finistère), membre de l'Organisation secrète (OS) de Brest.

Le Guen Louis-Marie, 25 février 1907 à Brest,  fusillé le 17 septembre 1943, ouvrier à l'arsenal à Brest,
membre du Parti communiste français (PCF) clandestin et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) de Brest.

Lescop  Paul, né le 1er mars 1917 à Brest,  fusillé le 10 avril 19422, employé de bureau dans une compagnie de gaz à Nanterre (Seine), membre du Front national (FN)

Paul Monot, né le 1er juin 1921 à Brest,  fusillé le 17 septembre 19433, ouvrier à l'arsenal de Brest, membre du Parti communiste français (PCF) et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans la région de Brest

MULLER Albert,  né le 24 décembre 1920 à Brest,  fusillé le 10 décembre 1941, électricien à Brest, membre du groupe Éliepuis du réseau Confrérie-Notre-Dame (CND-Castille). Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

NORMAND Pierre, né le 22 mars 1922 à Morlaix (29). Étudiant en médecine, il est arrêté le 2 février 1942 par la Gestapo. Il décède sous la torture le 14 juillet 1942 à Paris.  Sa mère Marie Gabrielle et son frère Louis sont arrêtés le même jour. (Source: MémorialGenWeb)

OGOR Roger Yves Eugène, né le 20 mars 1922 à Brest. Étalagiste à Brest, membre du groupe Élie, puis du réseau Confrérie-Notre-Dame (CND-Castille)  Arrêté à Rennes sur dénonciation en mai 1941, il est condamné à mort le 22 novembre 1941. Il est fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien. (Autres résistants fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet.

 Source: Wikipédia-Brest

 

PRIGENT Joseph,  né le 22 septembre 1918 à Châteaulin,  fusillé le 10 décembre 1941, arsenal de Brest. Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

Quedec Maurice,  né le 11 novembre 1909 à Quimper,  fusillé le 11 août 19422, terrassier à Paris 20ème, ancien membre du Parti communiste français (PCF) et de l'Association des Amis de l'URSS

QUÉMENER François, né le 1er mai 1903 à Brest,  fusillé le 10 décembre 1941, mécanicien à l'arsenal de Brest, membre du groupe Élie. Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

Quéré Yves, né le 14 octobre 1918 à Rosporden,  fusillé le 7 mars 19444, infirmier à l'hôpital psychiatrique de Villejuif domicilié à Paris, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département de la Seine.

Quintric  Jean, né le 23 avril 1912 à Brest,  fusillé le 17 septembre 19433, ouvrier de l'arsenal de Brest domicilié à Lambezellec (Finistère), membre de l'Organisation secrète (OS).

Rannou  Albert, né le 5 mars 1914 à Guimiliau,  fusillé le 17 septembre 1943, maçon à Guimiliau, membre du Front national (FN) et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) de Brest.

Rolland Albert, né le 28 janvier 1913,  fusillé le 17 septembre 1943.

 Voir biographie détaillée sur WIKIPEDIA

Rolland   Étiennené le 10 novembre 1916 à Saint-Marc,  fusillé le 17 septembre 1943, arsenal de Brest.

Ropars Joseph , né le 8 décembre 1912 à Guisseny,  fusillé le 17 septembre 1943 3, ouvrier à l'arsenal de Brest domicilié à Saint-Marc (Finistère), militant communiste clandestin, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) de Brest.

Scordia Guillaume, Marie Né le 18 avril 1906 à Cast (Finistère), fusillé le 11 août 1942, terrassier à Paris 19ème

François SCORNET, avec 16 autres camarades s’embarquent le 15 décembre 1940 au port du Dourduff, sur une grosse barque appelée « la Vega » pour rejoindre l’Angleterre et le général de Gaulle. Le lendemain du départ, le bateau est pris dans une violente tempête de nord-ouest, la boussole tombe en panne et le moteur lâche. L’équipage doit donc se résigner à accoster sur l’île de Guernesey. Ils sont aussitôt arrêtés par les troupes allemandes, et internés à Jersey. Considéré par les Allemands comme le meneur, il est fusillé le 14 mars 1941 à Saint-Ouen (Guernesey); alors que les 5 autres voient leurs peines commuées en travaux forcés.

 

Sinquin Jean , né le 22 novembre 1904 à Scaër,  fusillé le 13 octobre 1941, terrassier à Paris 13ème.

STÉPHAN Louis, né le 14 août 1920 en Tunisie,  fusillé le 10 décembre 1941,, manœuvre à Brest (Finistère), membre du groupe Élie et du réseau Confrérie-Notre-Dame (C.N.D-Castille). Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

Teurroc  Jean , né le 23 mars 1906 à Saint-Pol-de-Léon,  fusillé le 17 septembre 1943,, ajusteur
SNCF à Brest, membre du Parti communiste français (PCF) clandestin et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) à
Brest

THORAVAL Joseph. Appartenait au groupe Élie:  Autres fusillés ce jour là: Roger Grozeleau, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet, Louis Élie.

Vuillemin Charles, né le 28 mars1918 à Brest,  fusillé le 17 septembre 1943, officier radio de la marine marchande de Brest, membre des Jeunesses communistes (JC) clandestines et de l'Organisation secrète (OS) de  Brest.

Les 18 résistants de Saint-Pol-de-Léon, du réseau Centurie, fusillés le 6 juillet 1944.

Saint-Pol-de-Léon été 1944.

De la rafle des résistants au massacre des civils


Gilles GRALL. Pour en savoir plus

 

Suite à une dénonciation,18 résistants Saint-politains du réseau Centurie sont arrêtés en juin 1944 . Ils sont internés et torturés à la prison de Pontaniou à Brest, puis fusillés le 6 juillet sur le plateau du Bouguen, à l’emplacement de l’actuel IUT dont les travaux de construction permirent en 1962 de retrouver leurs restes.

Pendant 18 ans, ils ont été considérés comme étant décédés en déportation. La découverte de la fosse et des objets personnels qu'elle contenait a apporté un démenti formel à l'hypothèse de la mort en déportation.

Ce réseau faisait du renseignement et couvrait presque toute la France. Il dépendait de l'Organisation civile et militaire (O.C.M.) créée en 1940. 1.682 résistants ont fait partie de ce réseau.

 

Liste des fusillés le 6 juillet 1944 à Brest

Eugène BERNARD

Joseph COMBOT

Jean GRALL, né le 28 avril 1908 à Plouescat
 

André HAMON

Georges HAMON

Yves HILY

KERGUINOU Alain

Dr Paul LE BIGOT, né le 17 janvier 1910 à Saint-Pol-de-Léon, père de cinq enfants, il était médecin à Saint Pol. Capitaine de réserve (corps des médecins) mais sous-lieutenant en tant qu'agent de renseignement du réseau Centurie O.C.M, il est arrêté par la Gestapo à Saint-Pol-de-Léon le 27 juin 1944

Croix de guerre 1939-1945 avec palmes, médaille de la Résistance, chevalier de la légion d'honneur à titre posthume.

 

Certificat de service signé par Montgomery

LEAUSTIC Germain, directeur de l’école publique de Saint-Pol de Léon, il est arrêté le 27 juin 1944 . Emprisonné à Morlaix, il est interrogé et torturé puis conduits à Brest.

(Source: plaques-commemoratives.org

Dr Georges LECLAIR

Claude LEGUEN

Jean LONG

Jean L'HOSTIS, né à Morlaix le 27 novembre 1897 au sein du foyer de Alexis et Marie Berthou. Ce charcutier de Saint Pol de Léon a été fusillé le 6 juillet 1944 à Brest avec les 17 autres membres du réseau de Résistance Centurie OCM. Un des témoins allemands avait confié qu¹il avait crié « Vive la France ! » juste avant son exécution.
Son nom figure aux côtés de ceux de ses compagnons sur le monument aux morts à Saint-Pol-de-Léon.

Source: http://pagesperso-orange.fr/genealhostis/portraits.html

 

Yves LE MORVAN  

Jean MERIADEC

Jean PLEYBER

François STEPHAN

Abbé Joseph TANGUY

Charles THEBAUD Joseph TRIVIDIC

Guy VAN De WEGHE

Gaston VIARON
 

Documents

 


 

Source: Gilles Grall


Les 21 résistants de Kerfany-les-Pins fusillés le 30 juillet 1944 une semaine avant la libération de Moëlan-sur-Mer.
 

Laurent Louis de Moëlan

Le Guennec Louis de Moëlan

Cadoret Alexis de Quimperlé

Le Tollec François de Quimperlé

Lelias Yves de Quimperlé

Jaffré Louis de Quimperlé

Oushoorn César de Quimperlé

Peyre Pierre de Quimperlé

Kerli Théophile de Lorient-Keryado

Hascoët Lucien de Concarneau

Le Roux Pierre de Concarneau

Bourhis Louis de Concarneau

Noach Jean et François de Nevez

Furic Adolphe de Nevez

Colin René de Nevez

Coadou Arsène de Nevez

Laureau René de Nevez
 
Torquat de la Coulerie Louis Marie Joseph de Paramé, né le 30 juillet 1873 à St-Nazaire. Le colonel Louis de Torquat a terminé sa carrière comme général de Brigade à Nantes. Il succéda au général  Frère à la tête de l'école de chars de Versailles. Il fut arrêté par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale avec une vingtaine de jeunes hommes près de Quimperlé en Bretagne et fusillé à Kerfany-les-Pins, Moëlan-sur-mer dans le Finistère.


"Louis Marie Joseph Torquat de la Coulerie résidait à Paramé mais en 1943, il doit quitter la zone côtière de Saint-Malo car interdite aux généraux pour Nantes. En juillet 1944, il séjourne au château de Rosgrand en Rédéné chez les beaux parents de sa fille. Le château, un des centres de la résistance du secteur de Quimperlé, est encerclé le 26 juillet 1944. Le général est arrêté et emmené à pied à la prison de Bel-Air à Quimperlé. Les Allemands sont persuadés qu’il tienne un des chefs de la Résistance. Cet édifice, bâti par le sénéchal de Quimperlé Joly de Rosgrand, appartenait à la famille de Neuville. Sans doute dénoncés, un groupe important de résistants réussit à s'enfuir le 26 juillet au matin, lorsque les Allemands encerclent la propriété vers 8 heures. Lors de la fouille, du matériel radio est retrouvé. Le général de Torquat est emmené à pied par les feldgendarmes à Quimperlé, ainsi qu'un autre maquisard, du nom d'André Hervé. Ils sont incarcérés à la prison (l'école de Bel-Air). Le 28 juillet, André de Neuville cherche à récupérer le matériel radio qu'il pense resté au château de Rosgrand. Il est abattu d'une rafale de mitraillette. Quelques jours plus tard, le 8 août, Quimperlé est libérée. On apprend alors que des otages ont été exécutés à Kerfany-les-Pins, Moëlan-sur-Mer, les 29, 30 et 31 juillet 1944 ; ils étaient au nombre de vingt, plus un aviateur anglais et parmi eux, le général de Torquat, âgé de 71 ans. Ce furent deux soldats polonais employés par les Allemands pour ensevelir les corps, révéleront l'endroit exact aux F.F.I. Ils témoigneront de ces exécutions : « Les français furent amenés à Kerfany en voiture cellulaire. Ils étaient épuisés... Les Boches les relevèrent brutalement et les conduisirent sous les pins... Ils portaient des traces de coups, leurs yeux étaient démesurément enflés, le sang ruisselait sur leur visage... Nous étions profondément touchés en voyant cet horrible spectacle, mais, hélas ! à deux nous ne pouvions rien faire... Une fois, ils furent lâchement abattus l'un après  l'autre. Une autre fois, liés deux à deux, ils furent froidement exécutés à la mitrailleuse. Une quarantaine de soldats allemands assistèrent impassibles à cette sinistre exécution... L'une des victimes s'élança vers la mer... Il était jeune, il ne voulait pas mourir. Blessé, il fut placé contre un arbre et achevé sans pitié. » (Ouest-France, 29 septembre 1944) "."

Informations tirés de l'ouvrage de Georges-Michel THOMAS et Alain LE GRAND, "Le Finistère dans la guerre ; tome 2, la libération", Brest, Editions de la Cité, 1980, pp. 387-392.

Documents photographiques:  http://www.geocities.com/soho/museum/4597/torquat.html
http://www.plaques-commemoratives.org/plaques/bretagne/plaque.2006-09-29.9198919494
http://fr.topic-topos.com/manoir-de-rosgrand-redene (Photo du manoir de Rosgrand)

Un combattant britannique non identifié

 

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Lieux

Neuville (de) André. avait effectué le premier travail de prospection et de recrutement de l’Organisation de Résistance Armée (O.R.A) dans la région de Quimperlé. Après le débarquement, il accueille dans le château de Rosgrand en Rédéné qui appartient à sa famille une forte concentration de résistants du secteur. Le château est encerclé par l’ennemi le 26 juillet, mais les maquisards parviennent à s’enfuir. Le 28, André de Neuville décide de retourner sur les lieux pour récupérer du matériel radio. Une rafale de mitraillette l’abat dans le bois de Rosgrand où l’on retrouve son corps sous une mince couche de terre. Le 28 juillet, André de Neuville cherche à récupérer le matériel radio qu'il pense resté au château de Rosgrand, près de Quimperlé. Il est abattu d'une rafale de mitraillette.

Source: http://www.plaques-commemoratives.org/plaques/bretagne/plaque.2007-01-11.0474233036

Château de Rosgrand, près de Quimperlé
Balès François , mort en combattant  à Telgruc, lors des combats pour la libération de la presqu'île de Crozon.  ; TELGRUC

ST-EVARZEC

Les trois fusillés du Monument aux Morts de Saint-Evarzec

 

 

            La stèle du Monument aux morts de Saint-Evarzec érigée en commémoration des victimes de la  guerre 1939-1945 comporte les noms de 11 soldats morts au combat, de 7 civils morts en déportation ou des suites de cette déportation et, en bas de plaque, de 3 fusillés.

 

            Il s'agit de deux frères, Jean-Louis et Yves Gloanec et d'une femme Anna Homo : tous trois sont nés dans notre commune.

 

Les frères Gloanec

 

Yves Gloanec            

                        né en 1922 au Moulin du Mur à Saint-Evarazec

                        fusillé le 13-06-1944 à Saint-Evarzec

                        déclaré "Mort pour la France" - décision du 19-05-1945 (registre des décès)

 

Jean-Louis Gloanec

                        né en 1924 au Moulin du Mur à Saint-Evarazec

                        fusillé le 13-03-1944 à Vannes

                        déclaré "Mort pour la France" - décision du 13-05-1945  (registre des décès)

 

Yves et Jean-Louis Gloanec étaient les deux fils ainés de Yves Gloanec et de Joséphine Guillou. Yves Gloanec était le meunier du Moulin du Mur. Le couple Gloanec a élevé 13 enfants nés entre 1922 et 1945.

 

Ces drames terribles ont été racontés dans un article paru en octobre 1944 dans Ouest-France :

 

L'aîné d'une famille de 14 enfants abattu par les nazis

 

            Les crimes commis dans notre région par les barbares nazis ne se comptent plus. En voici un parmi tant d'autres :

            Le 16 juin dernier, dans la matinée, Yves Gloanec, âgé de 22 ans, aîné d'une famille de 14 enfants, meunier au Moulin du Mur, en Saint-Evarzec, travaillait dans un champ de la ferme de ses parents lorsqu'il vit venir des Allemands qui faisaient une rafle.

            Réfractaire au Service obligatoire(*), le jeune homme s'enfuit : malheureusement,  il tomba sur une seconde patrouille boche qui tira sur lui et le blessa à la jambe.

            Pendant trois quarts d'heure, les brutes voulurent le faire parler, le frappant à coups de crosse et à coups de botte. Comme le jeune Gloanec ne voulait rien avouer, les barbares lui arrachèrent un œil après lui avoir enfoncé son béret dans la bouche pour l'empêcher de crier.

            Ils gardèrent ensuite le cadavre de leur malheureuse victime jusqu'à 5 heures de l'après-midi, puis ils l'inhumèrent au cimetière de Saint-Evarzec.

            Deux mois plus tôt, le cadet des enfants, Jean-Louis, âgé de 20 ans, dans une crise de somnambulisme, à Vannes, avait pris une masse et était allé démolir des plaques allemandes près de la Kommandantur. Il fut abattu par une sentinelle.

            A la famille des ces deux malheureuses victimes, nous présentons nos vives condoléances.

 

(*) Le Service obligatoire. Dès 1942 l'Allemagne exige de la France 350 000 travailleurs. En 1943, pour répondre à la demande allemande, le gouvernement de Ph. Pétain crée le Service du Travail Obligatoire (STO). Pour y échapper, de nombreux réfractaires, choisissent alors la clandestinité ou se réfugient dans des fermes.

 

            Claude Gloanec, né en 1940, raconte la même chose que le journal. Il se souvient que des habitants du bourg de notre commune ont dû intervenir avec détermination auprès des Allemands pour que le jeune supplicié soit enterré décemment.

 

Anna Homo

 

Anna Homo

                          née Kerzulec le 14-02-1916 à Nallic en Saint-Evarzec.

                          fusillée le 23-07-1944

                          déclarée "Morte pour la France" par décision du 19 février 1947.

 

            Anna Kerzulec était la fille de Michel Kerzulec (1866-1955) et de Marie-Louise le Breton (1874-1939). Elle était la plus jeune d'une famille qui comptait 11 enfants. La famille Kerzulec, Michel père puis Michel fils, a exploité la ferme de Cosquer-Bihan de 1920 à 1960.

 

La famille Kerzulec en 1926. Anna est entre ses grands-parents.

                       

            Anna Kerzulec s'est mariée à Saint-Evarzec le 12 octobre 1940 avec René Homo, mécanicien, qui habitait à Brest, 10 rue de la mairie. Ils ont eu un fils André, en1940.

(René Homo est décédé le 2 septembre 2001 à Rochefort – Charentes-Maritimes).

 

 

René Homo et sa jeune épouse, Anna Kerzulec le 12 octobre 1940

 

 

            Léa Kerzulec-Chalony de Kéridran (née en 1936) raconte les circonstances de la mort de Anna :

 

            "Anna Homo était une de mes tantes. Elle habitait Brest avec son mari René. A cause des bombardements en 1944, elle est venue se réfugier, avec son mari, chez un de ses frères, Jérôme, cultivateur à Toulencoat à Rosnoen. Le vendredi 21 juillet 1944,  des soldats Allemands cherchaient une femme qui avait des cheveux frisés et une robe à manches courtes : ils la soupçonnaient  de ravitailler les maquisards du secteur. Grâce à un fichu qu'elle portait ce jour-là, elle n'a pas été reconnue. Au cours de la rafle, Anna qui lui ressemblait a été arrêtée. D'autres suspects, pris en même temps, ont été libérés peu après. Anna a été emmenée à Saint-Ségal où elle a subi des sévices. Elle a été probablement tuée deux jours après, le dimanche 23 juillet. Le 6 novembre, à Ménez-Bos au sud du bourg de Saint-Ségal, des cantonniers ont remarqué que l'herbe d'un fossé, sur une courte distance, poussait beaucoup plus haut. Ils ont creusé et découvert, à peine enterré, le corps d'une femme. C'est grâce aux vêtements que Jérôme, son frère, appelé sur les lieux, a reconnu qu'il s'agissait de Anna Homo.

            Anna Homo  a été enterrée au cimetière de Saint-Evarzec."

 

            L'acte de décès enregistré à la mairie de Saint-Ségal, daté du 7 novembre 1944, mentionne que la déclaration a été faite par Gabriel Fitament, cantonnier-chef.

 

            Anna Kerzulec-Homo a été déclarée "Morte pour la France" le 19 février 1947.

 

            Marcel Tudal (époux Kersulec – Le Bourg, Saint-Evarzec – né en 1924)  se souvient aussi de ce drame et en donne les mêmes éléments. Toutefois, il a entendu raconter que les suspects avaient été enfermés et interrogés sauvagement dans l'église.

 

Le Monument aux morts de Saint-Ségal

 

        

 

            La plaque  du Monument aux Morts de la guerre 1939-1945 porte 14 noms. A gauche cinq noms d'hommes puis deux séparés par un trait et, à droite, sept  autres noms dont quatre noms de femmes. Ces sept hommes et femmes sont certainement des déportés ou des victimes civiles résultant de l'Occupation.

             Anna Homo figure à gauche sous son nom de jeune fille : Kersulec Anna.

 

 


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