24/10/2009     

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Liste de  Résistants malouins fusillés ou abattus

Listes des fusillés du Mont-Valérien

Les fusillés d'Ille-et-Vilaine pendant l'occupation

BACHELOT Maurice, né à Saint-Malo le 3 août 1920. Il est fusillé le 24 novembre 1942 à Rouen.

BELLIARD Jean. Fusillé le 30/12/1942 à La-Maltière

Né à Mayenne (53) le 30 avril 1920. Célibataire, il exerce la profession de cimentier et réside à Paramé. A partir de 1941, il distribue des tracts et des journaux clandestins dénonçant l’occupation et la collaboration, venant de Paris ou édités à Rennes. Il adhère d’abord à l’OS. (Organisation Spéciale du Parti Communiste) puis aux FTP, dès leur création. Arrêté pour activité communiste, il est déféré au Tribunal Militaire allemand qui retiendra contre lui sa participation au sabotage, par explosifs, de la ligne de chemin de fer Rennes-Saint-MaIo.1

BOLTZ René, né à Paris le 4 mai 1897. Arrêté par la gestapo le 6 juillet 1943 à Saint-Malo, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes le 7 juillet 1943, puis transféré le 24 octobre 1943 à Fresnes. Il est condamné à mort par un tribunal allemand à Paris et est fusillé au Mont-Valérien  le 2 décembre 1943 avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (Marcel Bosquet, Marcel Cotteret, Léon Humbert, Max Leban, Isidore Leroux et 4 Polonais

BOSQUET Marcel, né le 4 juillet 1901 à Glacerie (50). Arrêté par la gestapo le 6 juillet 1943 à Saint-Malo, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes le 7 juillet 1943, puis transféré le 24 octobre 1943 à Fresnes. Il est condamné à mort par un tribunal allemand à Paris et est fusillé au Mont-Valérien  le 2 décembre 1943  avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (René Boltz, Marcel Cotteret, Léon Humbert, Max Leban, Isidore Leroux et 4 Polonais

BUNGERT Raymond, né à St-Malo le 27 décembre1920, abattu à Paris le 26 août 1944

CAPITAIN René, né à St-Servan le 25/10/1895, abattu par la milice à Broualan

COTTERET Marcel, né le 2 septembre 1906 à St-Malo. Combattant de la guerre 1939, père de trois enfants, il s'engage dans la 4e division cuirassée, aux ordres du général de Gaulle.

Renvoyé dans ses foyers à l'Armistice, il entre dans le réseau JOLIUSY, il est incorporé en mars 1941 dans le réseau JOHNY, puis dans celui de JADE-FITZROY. Spécialiste de la téléphonie par ondes courtes, il transmet en Angleterre des renseignements sur les mouvements de navires du port de Saint-Malo, aux mains de l'ennemi, et des plans des fortifications côtières.

Arrêté par la gestapo le 6 juillet 1943 à Saint-Malo, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes le 7 juillet 1943, puis transféré le 24 octobre 1943 à Fresnes, et comparaît avec plusieurs de ses camarades, dont Isidore Leroux, devant un tribunal allemand. Condamné à mort le 16 novembre, il est fusillé au Mont-Valérien le 2 décembre 1943 avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (René Boltz, Marcel Bosquet, Léon Humbert, Max Leban, Isidore Leroux, Arthur Lambert (Vlado) et 4 Polonais.

Chevalier de la Légion d'Honneur

COUPEAUX Georges, né à St-Benoit-des-Ondes(35) le 18 octobre 1899, abattu par la milice à Loudéac

DEJAN René, né à Ploermel le 18 novembre 1922, abattu à St-Marcel le 25 juin 1944

DESILLES Octave, né à Rennes le 12 juillet 1922. Abattu à Pommerit (22) le 9 juillet 1944

GERARD Albert. Fusillé le 30/12/1942 à La Maltière
Né à Cesson-Sévigné le 30/7/1920.
Dès 1939, il adhère aux Jeunesses Communistes dont il devient responsable pour la région malouine. Membre de l'Organisation Spéciale, puis du Front national(en 1941) et FTP, il participe à des sabotages contre l’occupant et les immeubles qu’il occupe en 1941 et 1942.

Il assure les liaisons entre les groupes F.T.P. de Paramé, Rennes et Nantes, transporte du matériel de propagande et des explosifs destinés à la confection de bombes.

Arrêté le 22 septembre 1942 à Paramé,  en même temps que René HIREL qui était caché sous son lit, il est condamné à mort par le Tribunal Militaire allemand de Rennes, début décembre. La dernière lettre écrite à sa mère

HEITZ Alfred, né à Schweigmausen (37) le 29 octobre 1907. Fusillé le 18 mai 1944 à Saint-Malo

HUMBERT Léon, né  à Biarritz le 23 août 1891. Arrêté par la gestapo le 6 juillet 1943 à Saint-Malo, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes le 7 juillet 1943, puis transféré le 24 octobre 1943 à Fresnes. Il est condamné à mort par un tribunal allemand à Paris et est fusillé au Mont-Valérien  le 2 décembre 1943 avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (René Boltz, Marcel Bosquet, Marcel Cotteret, Max Leban, Isidore Leroux et 4 Polonais

JOUAN Pierre, né à Collinée '22). Abattu par la Milice le 13 juin 1944 à Mayenne

LAMBERT Arthur (Vlado), né le 21 mars 1921 à St-Julien-de-Vouvantes (44). Pianiste, il parle l'allemand. Il est arrêté  avec  Arthur Lambert vers le 21 février 1943. à Saint-Malo. Torturé, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes, puis transféré le 24 octobre 1943 à Fresnes. Il est condamné à mort par un tribunal allemand à Paris et est fusillé au Mont-Valérien  le 2 décembre 1943 avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (René Boltz, Marcel Bosquet, Marcel Cotteret, Léon Humbert, Max Leban, Isidore Leroux et 4 Polonais.

LAURENT Etienne, né à Saint-Malo le 12 février 1923. Fusillé le 28 mai 1942 à Paris

LEBAN Max Jacques Lucien Emile.

Originaire de la région de Granville, la famille Leban est installée à Saint-Pierre-et-Miquelon depuis plusieurs générations. Paul Leban est armateur lorsque naît son fils Max, le 29 mai 1906.

Ruiné par la guerre, il fait un bref retour aux sources et tient une ferme à Saint-Aubin-des-Preaux dans la Manche avant de résider à New-York où il devient Sous-Directeur de la Chocolaterie Meunier.

Max Leban vit de ce fait aux Etats-Unis jusqu'en octobre 1929, époque où il débarque à Granville pour s'engager dans l'armée.

Affecté dans l'Infanterie, il suit les cours de l'Ecole des Sous-Officiers à Saint-Maixent avant d'être renvoyé dans ses foyers avec le grade de sergent-chef.

C'est à cette époque qu'il épouse Emilienne Theberge, également née à Saint-Pierre-et-Miquelon et dont la famille, qui demeure alors à Saint-Malo, est très liée à celle de Max Leban.

Le jeune couple s'installe à Paris, où il tient une blanchisserie ; sa première fille, née dans la capitale, en décembre 1932, meurt à l'âge d'un mois. Max Leban et son épouse quittent Paris pour Paramé, où naîtront leurs quatre autres enfants.

D'abord employé à la Compagnie Lebon (actuellement EDF), Max Leban se mettra à son compte comme agent immobilier vers l'année 1935 - Avenue de la Borderie à Paramé.

Mobilisé en septembre 1939, il est affecté au Centre d'instruction de la Mission Française de Liaison auprès de l'Armée britannique le 10 novembre 1939, qu'il quittera pour être versé dans un dépôt du Train avant d'être démobilisé le 23 juillet 1940.

De retour à Saint-Malo, il reprend son activité professionnelle et entre dès 1941 dans la Résistance, d'abord au Réseau « Johnny », vite démantelé, puis devient l'un des membres les plus actifs du réseau « Jade Fitzroy ».

Arrêté par la gestapo à Saint-Malo, vers le février 1943, Il est arrêté  avec  Arthur Lambert (Vlado) vers le 21 février 1943. à Saint-Malo. Torturé, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes, puis transféré le 24 octobre 1943 à Fresnes. Il est condamné à mort par un tribunal allemand à Paris et est fusillé au Mont-Valérien le 2 décembre 1943 avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (Arthur Lambert (Vlado), René Boltz, Marcel Bosquet, Marcel Cotteret, Léon Humbert, Isidore Leroux et 4 Polonais .

A titre posthume, une citation à l'ordre de l'Armée et une citation à l'ordre du Corps d'Armée portant attribution de la Croix de Guerre avec palme et étoile de vermeil ont été décernées à Max Leban.

Une rue porte le nom de Max Leban à Saint-Malo ‒ entre la rue Renan et l'Avenue Jean Jaurès‒

et également  à Saint-Pierre-et-Miquelon.

(Source: mémoire de Granit)

LEMONNIER Joseph, né à St-Helen(35) le 1/2/1923, abattu par la milice à St-Rémy-du-Plain (35) le 7/7/1944

LEROUX Isidore, né à Jersey le 27 septembre 1896.

Engagé volontaire à 18 ans, en septembre 1914, il est blessé dans la Somme en 1916 et démobilisé en 1918.

Marié et père de deux fils, Isidore Leroux réside à Paramé, commune dont il est conseiller municipal ; il est chef des services techniques des Charbonnages Chatel et Dolfus à Saint-Malo.

En septembre 1940, il crée une organisation locale et autonome de Résistance, édite et diffuse immédiatement le premier tract anti-allemand de la région malouine, collecte des renseignements sur l'activité portuaire, qu'il réussit à transmettre en Angleterre.

Avec son groupe de douze membres, il adhère au Front National en 1941 ; il en sera le responsable de la section Nord d'Ille-et-Vilaine jusqu'en juillet 1943.

Il poursuit ses activités antérieures et organise des groupes d'action : sabotages sur les lignes de la SNCF, de matériels et d'équipements portuaires, récupération d'armes.

Il fait partie de la Résistance dès juillet 1941. Il organise de nombreux groupes F.N. et F.T.P.F. dans le nord de l'Ille-et-Vilaine et la région malouine. Il dirige l'appareil de propagande, tire et diffuse tracts et journaux anti-allemands. Grade: capitaine , nommé capitaine par l'Etat-major départemental des F.T.P.F en date du 16 mai 1942. Délégué au Comité départemental de "Libération clandestine d'Ille-et-Vilaine", il est arrêté avec son fils Jean, par la gestapo le 6 juillet 1943.

Torturé à plusieurs reprises, il ne révèle rien de l'organisation et des liaisons qu'il assure entre les différents mouvements. il est condamné à mort par un tribunal allemand à Paris et est fusillé au Mont-Valérien le 2 décembre 1943 avec 6 autres malouins du réseau Jade-Fitzroy. (René Boltz, Marcel Bosquet, Marcel Cotteret, Léon Humbert, Max Leban, Arthur Lambert (Vlado) et 4 Polonais

Source: Mémoire de granit

MARGUERITTE Jean, né à St-Malo le 13 juillet 1924, dcd le 28/5/1944 à Rennes

MARIOLLE Guy, né à Paramé le 1/12/1922, abattu à Bernède (32) le 2/8/1944

NOBILET René. Fusillé le 30/12/1942 à La Maltière à 32 ans.

Issu d’une famille de marins, René Nobilet est né à Paramé, le 16 mai 1910.
Son père, Alcide Nobilet, fait carrière dans la marine marchande et, quant il cesse de naviguer, la compagnie maritime pour laquelle il travaille l’emploie au déchargement des bateaux dans le port de Saint-Malo.

Sa mère décède alors qu’il est encore très jeune et c’est sa sœur Marie, son aînée de 7 ou 8 ans, qui veille sur lui. Quand elle se marie, René Nobilet, âgé de 15 ans, s’engage à son tour dans la marine marchande, comme mousse.

Après son service militaire, dans la marine nationale, il navigue encore un peu puis rejoint sa sœur et son beau-frère à Paris. Après une période durant laquelle il tient divers emplois précaires, il entre à la SNCF où il travaille en qualité de serrurier, d’abord à Paris, puis à Rennes, à partir du 27 mars 1939.

Rappelé en août 1939, il rejoint Brest et embarque sur un remorqueur et ensuite sur un dragueur de mines qui saute, Indemne, René Nobilet débarque à Brest puis revient à Rennes où réside son épouse.

Requis pour travailler à la SNCF, il y reprend son métier de serrurier.

Dès leur création, il participe aux activités des groupes de l’organisation Spéciale et des FTP. Il distribue tracts et journaux clandestins et fait partie du groupe qui dérobe des explosifs à Saint-Pierre-de-Plesguen le 18 juillet 1942.1

PASQUET Armand, né à Fougères le 25 avril 1924. Abattu à S-Rémy-du-Plain

ROSE Jean, né à Briey (54) le 6 juillet 1888. Abattu à Nancy le 6 septembre 1944

Torquat de la Coulerie Louis Marie Joseph de Paramé, né le 30 juillet 1873 à St-Nazaire. Le colonel Louis de Torquat a terminé sa carrière comme général de Brigade à Nantes. Il succéda au général  Frere à la tête de l'école de chars de Versailles. Il fut arrêté par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale avec une vingtaine de jeunes hommes près de Quimperlé en Bretagne et fusillé à Kerfany-les-Pins, Moëlan-sur-mer dans le Finistère.


"Louis Marie Joseph Torquat de la Coulerie résidait à Paramé mais en 1943, il doit quitter la zone côtière de Saint-Malo car interdite aux généraux pour Nantes. En juillet 1944, il séjourne au château de Rosgrand en Rédéné chez les beaux parents de sa fille. Le château, un des centres de la résistance du secteur de Quimperlé, est encerclé le 26 juillet 1944. Le Général est arrêté et emmené à pied à la prison de Bel-Air à Quimperlé. Les Allemands sont persuadés qu’il tienne un des chefs de la Résistance. Cet édifice, bâti par le sénéchal de Quimperlé Joly de Rosgrand, appartenait à la famille de Neuville. Sans doute dénoncés, un groupe important de résistants réussit à s'enfuir le 26 juillet au matin, lorsque les Allemands encerclent la propriété vers 8 heures. Lors de la fouille, du matériel radio est retrouvé. Le général de Torquat est emmené à pied par les Feldgendarmes à Quimperlé, ainsi qu'un autre maquisard, du nom d'André Hervé. Ils sont incarcérés à la prison (l'école de Bel-Air). Le 28 juillet, André de Neuville cherche à récupérer le matériel radio qu'il pense resté au château de Rosgrand. Il est abattu d'une rafale de mitraillette. Quelques jours plus tard, le 8 août, Quimperlé est libérée. On apprend alors que des otages ont été exécutés à Kerfany-les-Pins, Moëlan-sur-Mer, les 29, 30 et 31 juillet 1944 ; ils étaient au nombre de vingt, plus un aviateur anglais et parmi eux, le général de Torquat, âgé de 71 ans. Ce furent deux soldats polonais employés par les Allemands pour ensevelir les corps, révéleront l'endroit exact aux F.F.I. Ils témoigneront de ces exécutions : « Les français furent amenés à Kerfany en voiture cellulaire. Ils étaient épuisés... Les Boches les relevèrent brutalement et les conduisirent sous les pins... Ils portaient des traces de coups, leurs yeux étaient démesurément enflés, le sang ruisselait sur leur visage... Nous étions profondément touchés en voyant cet horrible spectacle, mais, hélas ! à deux nous ne pouvions rien faire... Une fois, ils furent lâchement abattus 1'un après 1'autre. Une autre fois, liés deux à deux, ils furent froidement exécutés à la mitrailleuse. Une quarantaine de soldats allemands assistèrent impassibles à cette sinistre exécution... L'une des victimes s'élança vers la mer... Il était jeune, il ne voulait pas mourir. Blessé, il fut placé contre un arbre et achevé sans pitié. » (Ouest-France, 29 septembre 1944) "."

Informations tirés de l'ouvrage de Georges-Michel THOMAS et Alain LE GRAND, "Le Finistère dans la guerre ; tome 2, la libération", Brest, Editions de la Cité, 1980, pp. 387-392.

Documents photographiques:  http://www.geocities.com/soho/museum/4597/torquat.html
http://www.plaques-commemoratives.org/plaques/bretagne/plaque.2006-09-29.9198919494
http://fr.topic-topos.com/manoir-de-rosgrand-redene (Photo du manoir de Rosgrand)

VAUGRU Jean, né à St-Malo le 10 avril 1925. Abattu à  Paris le 26 août 1944.

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Document établi  à partir de listes du Souvenir Français de Saint-Malo

Ces listes sont incomplètes et peuvent comporter des inexactitudes. Les personnes pouvant relever des erreurs ou donner des informations complémentaires sont invitées à le faire savoir..