accueil-mdg1.gif (1380 octets) g-b.gif (311 octets)

  La Résistance en Ille-et-Vilaine

Le réseau Maurel  (Page 9)

dr-b.gif (310 octets)

           Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur cette période   write5.gif (312 octets)

Sommaire | Introduction | En 1940 | Comment entre-t-on "en Résistance"  | Le Groupe se structure | Mamadou et les autres |  La manifestation interdite  | Un "pieux mensonge". | La Propagande  | Des postes émetteurs au parachutage. | Le commencement de la fin.. | Ėtienne est arrêté | L'incarcération de Renée Maurel.| Ravensbrück | Vers la liberté | Le bilan.| Témoignage d'Ellen Maurel | Témoignage d'Ety Maurel

 

Des postes émetteurs au parachutage.
 

« 1941 - Sans être dans le secret des Dieux, j'ai rapidement deviné que des événements importants se préparaient au sein du groupe.

«J’ai vu d'abord débarquer trois hommes à la maison : deux que je connaissais bien, André Ménard et Louis Normand, étudiants à Rennes et résistants de la première heure. Ils étaient accompagnés d'un radio-opérateur, Alain De Kergorlay. Ils installèrent donc le premier émetteur dans notre mansarde. C'était, je pense en octobre 1941. De Kergorlay, que nous baptiserons "Cousin Yves", viendra alors régulièrement émettre à la maison, vers Londres je suppose, jusqu'en janvier 1942.

« Puis est arrivé celui que nous appelions judicieusement "Bleu Marine" à cause de sa tenue, dont le nom était Pierre Cazin. Lui aussi apportait un poste émetteur. Il n'est pas resté très longtemps : une panne de secteur l'a obligé à transférer son matériel à Rennes, chez les parents de Louis Normand.

« Je me souviens bien des séances d'émission : le codage des messages se faisait dans la cuisine. Ma sœur et moi étions chargées de surveiller l'éventuelle présence des camions de détection allemands.

« Les choses se mettaient en place : nous savions maintenant que les Anglais aller parachuter du matériel. Il fallait donc repérer et préparer le terrain. Ce sont nos camarades Guy Lecorre (à l'époque il habitait Bd Carnot et travaillait à la gare) et Louis Régnault dit "Arthur" qui seront plus spécialement chargés de cette mission.

« Le choix se portera sur le terrain de Careil, en Iffendic. Londres donnera le feu vert...
« Il nous restait à attendre le jour J. Nous savions que le message venu de Londres "L'Oncle Robert est en bonne santé" serait le signal de l'arrivée de la livraison.

« 1942 - Deux fois nous avons capté le message, deux fois nous avons en vain attendu l'avion. Le troisième fut le bon : c'était un dimanche soir, dans la nuit du 1er au 2 Février 42. Quatre containers furent réceptionnés au lieu-dit "La Ville-es-Macé". Ėtienne, Pierre Dalibot, Barbé, Cazin, Normand, Ménard et Le Deuff étaient sur place. Sollicité pour transporter ces containers et les cacher dans notre cave, Désiré Bouétard, notre voisin du Rocher de Coulon n'hésita pas une seconde pour atteler sa charrette en pleine nuit et s'acquitter de cette mission dangereuse. »

 

    accueil-mdg1.gif (1380 octets)

 Dernière mise à jour: 31/05/2010