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L'ordre Speerle

Ed:30/03/2016

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Traduction par M. Duros d'un livre d'Hermann Bernhard Ramke: Fallschirmjäger Damals Und Danach (Parachutiste avant et après)

 

Le commandant en chef West en tant que commandant des unités allemandes déployées à l'Ouest, prit position dans un ordre contre le terrorisme croissant, ordre qui fut transmis aux armées, divisions et services. La teneur en était la suivante :

 

1)    "Le manque de prudence par rapport à la population civile surpasse tout, des agressions sur des soldats isolés augmentent malgré toutes les mesures de police. Le comportement des troupes ne correspond pas au sérieux de la situation. Je rencontre encore des soldats, se comportant comme des promeneurs insouciants, sans arme, malgré les ordres donnés par le haut-commandement. Nous n'occupons pas les territoires à l'Ouest pour faire tuer nos troupes sans impunité par des saboteurs. Les mesures prises jusqu'à présent, malgré des résultats incontestables ne changeront rien, si lors des agressions ou des insubordinations, on ne réponde pas par une riposte immédiate.

 

2)    En conséquence, le commandant en chef West a ordonné :

  • A)        Tout soldat qui se déplace en dehors de son quartier militaire sans arme doit être puni sans circonstances atténuantes. Celui qui n'a pas de pistolet porte un fusil ou une carabine. Celui qui n'a ni fusil, ni carabine porte un pistolet mitrailleur.

  • B)       Si une troupe est attaquée, que ce soit en déplacement, dans son quartier ou quelqu'endroit similaire, le commandant doit alors immédiatement prendre des mesures de représailles de sa propre initiative.

       a) Il devra riposter par un tir. Si ce faisant des innocents sont touchés, c'est regrettable mais exclusivement de la faute des terroristes

      b) Bouclage immédiat des environs de l'attaque et arrestation de tous les civils se trouvant à proximité sans distinction de statut ou de personne.

      c) Incendie immédiat des maisons desquelles les coups de feu sont partis. Seulement après ces mesures prises, un message est envoyé.

3)    Quand on juge l'intervention d'un commandant d'unité, on met en premier la détermination et la rapidité de son action en toutes circonstances. Doit être sévèrement puni le commandant d'unité mou ou indécis, car il met en danger de ce fait la sécurité de la troupe sous ses ordres et le respect qu'on doit à la Wehrmacht. Des mesures trop rigoureuses ne peuvent étant donné la situation actuelle, être le motif d'une punition.

4)    Les véhicules seront arrêtés et les personnes contrôlées par une des deux sentinelles, tandis que la seconde couvrira, celle qui contrôle avec son arme. La sentinelle contrôlant s'approche du véhicule arrêté ou de la personne concernée avec une arme prête à tirer. Si le comportement des occupants du véhicule prête à soupçon, la sentinelle doit par principe sortir tout le monde du véhicule.

5)    Tout officier et homme de troupe doit porter sur lui, en dehors du cantonnement protégé, une arme prête à tirer même au théâtre, dans le train, dans des transports ou des déplacements à pied en ville."

 

Cet ordre, nommé l'ordre Speerrle, déclaré comme criminel par le tribunal de Nuremberg et qui a été cité par les accusateurs comme un exemple de la cruauté du commandement de la Wehrmacht lors de tous les procès de criminels de guerre en France n'a pas été reconnue comme circonstance atténuante pour les Allemands accusés de soi-disant crimes de guerre en France

 

 

Copie de l' «Ordre Sperrle« sur la répression de la résistance

 (Traduction par Google. Une meilleure traduction est bien entendu la bienvenue)

Il ya eu plusieurs séries d'ordres émis par le commandant en chef de l'Ouest, le feld-maréchal de la Luftwaffe, Hugo Sperrle. Le plus connu de ce qui est entré en vigueur le 3 Février 1944 et ils sont présentés dans le cadre ci-dessous: les commentaires sont en italique.


"1) Nous (les forces armées allemandes) ne sommes pas dans les territoires occupés de l'Ouest pour que nos troupes se fassent tirer dessus sans que les saboteurs soient impunis. Les contre-mesures prises jusqu'à présent, malgré les succès jamais démentis, ne modifieront pas sensiblement la situation si une protection immédiate de soi n'est pas entreprise dans les cas où nous sommes attaqués .

"1) We (the German armed forces) are not in the occupied western territories to allow our troops to be shot at and abducted by saboteurs who go unpunished. The countermeasures taken up to now, despite undenied successes, will not alter the situation substantially if immediate self protection is not undertaken in instances where we are attacked or presented with insubordination

2) Si les troupes sont attaquées, leur commandant est obligé de prendre ses propres contre-mesures immédiatement, notamment:

  1. Il doit y avoir un retour immédiat de l'incendie. Si des personnes innocentes sont touchées ce qui est regrettable, mais entièrement la faute des terroristes.

  2. Les alentours de ce type d'incident doivent être immédiatement cernés et tous les civils dans la localité, quelque soit les personnes sont à mettre en garde à vue.

  3. Les maisons d'où des coups ont été tirés doivent être brûlées .

Un rapport ne sera pas fait jusqu'à ce que ces mesures immédiates ou similaires ont été prises.

  2) If troops are attacked in any manner, their commander is obliged to take his own countermeasures immediately, these include:

  1. There is to be an immediate return of fire. If innocent persons are hit this is regrettable but entirely the fault of the terrorists.

  2. The surroundings of any such incident are to be sealed off immediately and all the civilians in the locality, regardless of rank and person are to be taken into custody.

  3. Houses from which shots have been fired are to be burnt down on the spot.

    A report will not be made until these or similar immediate steps have been taken.

 

4) Dans l'arrêt de l'action des commandants de troupes, la fermeté et la rapidité avec laquelle ils agissent doivent être considérés comme les principaux aspects. Un commandant de troupe lâche et indécis mérite d'être sévèrement puni parce qu'il met en danger la vie des troupes sous son commandement et produit un manque de respect pour les forces armées allemandes.

Les mesures qui seront considérées comme trop sévères par la suite, ne peuvent pas, compte tenu de la situation actuelle, être une cause de condamnation ".

 4) In the judgement of the actions of troop commanders, the decisiveness and speed with which they act are to be regarded as the primary aspects. A slack and indecisive troop commander deserves to be severely punished because he endangers the lives of the troops under his command and produces a lack of respect for the German armed forces.

    Measures that are regarded subsequently as too severe, cannot in view of the present situation, provide reason for punishment".

 


Les ordres suivants sont entrées en vigueur le 8 Juin 1944 et ont été transmis aux troupes allemandes sous la forme d'ordre du jour:

"Le personnel des opérations de la Wehrmacht doivent agir contre la guérilla (le mot allemand utilisé ici est« banden »qui se traduit habituellement par« gangs »et implique la criminalité) des unités dans le sud de la France , et procéder avec la plus extrême sévérité et sans aucune clémence. Les attaques doivent être définitivement éradiquée. Le résultat de ces entreprises est d'une grande importance pour de nouveaux développements dans l'ouest (rappelez-vous que l'invasion des Alliés en Normandie a commencé 2 jours plus tôt). Les réussites partielles n'ont aucune utilité. Les forces de la résistance doivent être écrasées rapidement . Pour la restauration de l'ordre, la plupart des mesures rigoureuses doivent être prises pour dissuader les habitants de ces régions infestées afin de décourager les hébergements des groupes de résistance et d'être administrés par eux et de donner comme un avertissement à l' ensemble de la population. La plus extrême rigueur pendant cette période critique est indispensable si nous voulons éliminer le danger qui se cache dans le dos des troupes de combat et d'éviter demain, une plus grande effusion de sang parmi les troupes et la population civile ".

The following orders came into force on 8 June 1944 and were passed on to the German troops as an order of the day:

   "The operations staff of the Wehrmacht expect undertakings against the guerrilla (the German word used here is 'banden' which usually translates as 'gangs' and implies criminality) units in southern France to proceed with extreme severity and without any leniency. This constant trouble spot must be finally eradicated. The outcome of these undertakings is of great significance for further developments in the west (remember that the Allied invasion of Normandy began 2 days earlier). Partial successes are of no use. The forces of resistance are to be crushed by fast and all out effort. For the restoration of law and order the most rigorous measures are to be taken to deter the inhabitants of these infested regions who must be discouraged from harbouring the resistance groups and being ruled by them and as a warning to the entire population. Ruthlessness and rigour at this critical time are indispensable if we are to eliminate the danger that lurks behind the backs of the fighting troops and prevent even greater bloodshed amongst the troops and the civilian population in the future".

 

Le même jour, Sperrle a également annoncé :

    "Le commandement suprême de la Wehrmacht a décidé que les membres du mouvement de résistance français doivent être traités comme des guérilleros» (Ce fut le jour où les Alliés de diffusion à la demande que les membres de la Résistance française devaient être considérés comme étant des combattants réguliers et traités selon les termes de la Convention de Genève sur la guerre terrestre. Les Allemands à juste titre, se sont opposés à cette déclaration libératoire unique, d'autant que la résistance ne doit pas porter de distinguer les uniformes, ou de se conformer à la Convention).

On the same day Sperrle also announced:

    "The Supreme Command of the Wehrmacht has decided that members of the French resistance movement are to be treated as guerrillas" (This was the day that the Allies broadcast the demand that members of the French Resistance were to be regarded as being regular combatants and treated according to the terms of the Geneva Convention on land warfare. The Germans quite rightly objected to this one-sided declaration, especially as the Resistance did not wear any distinguishing uniforms, or themselves abide by the Convention).


Les citations ci-dessus proviennent, Tulle et la tragédie d'Oradour , par Otto Weidinger.


Il est à noter que Sperrle restés fidèles à Hitler et n'a joué aucun rôle dans la tentative d'assassinat Juillet 1944 20. Il mourut à Munich de causes naturelles, juste avant Pâques 1953, et alors vécu pour voir la fin du procès, à Bordeaux (où il n'a pas assisté).

 

   http://www.oradour.info/appendix/sperrle.htm

Copy of the, 'Sperrle Orders' for the suppression of the resistance

 There were several sets of orders issued by the Commander-in-Chief West, Field Marshal of the Luftwaffe, Hugo Sperrle. The best known of which came into effect on 3 February 1944 and they are shown in part below: comments are in italics.


    "1) We (the German armed forces) are not in the occupied western territories to allow our troops to be shot at and abducted by saboteurs who go unpunished. The countermeasures taken up to now, despite undenied successes, will not alter the situation substantially if immediate self protection is not undertaken in instances where we are attacked or presented with insubordination

    2) If troops are attacked in any manner, their commander is obliged to take his own countermeasures immediately, these include:

  1. There is to be an immediate return of fire. If innocent persons are hit this is regrettable but entirely the fault of the terrorists.

  2. The surroundings of any such incident are to be sealed off immediately and all the civilians in the locality, regardless of rank and person are to be taken into custody.

  3. Houses from which shots have been fired are to be burnt down on the spot.

    A report will not be made until these or similar immediate steps have been taken.

    4) In the judgement of the actions of troop commanders, the decisiveness and speed with which they act are to be regarded as the primary aspects. A slack and indecisive troop commander deserves to be severely punished because he endangers the lives of the troops under his command and produces a lack of respect for the German armed forces.

    Measures that are regarded subsequently as too severe, cannot in view of the present situation, provide reason for punishment".


The following orders came into force on 8 June 1944 and were passed on to the German troops as an order of the day:

   "The operations staff of the Wehrmacht expect undertakings against the guerrilla (the German word used here is 'banden' which usually translates as 'gangs' and implies criminality) units in southern France to proceed with extreme severity and without any leniency. This constant trouble spot must be finally eradicated. The outcome of these undertakings is of great significance for further developments in the west (remember that the Allied invasion of Normandy began 2 days earlier). Partial successes are of no use. The forces of resistance are to be crushed by fast and all out effort. For the restoration of law and order the most rigorous measures are to be taken to deter the inhabitants of these infested regions who must be discouraged from harbouring the resistance groups and being ruled by them and as a warning to the entire population. Ruthlessness and rigour at this critical time are indispensable if we are to eliminate the danger that lurks behind the backs of the fighting troops and prevent even greater bloodshed amongst the troops and the civilian population in the future".

On the same day Sperrle also announced:

    "The Supreme Command of the Wehrmacht has decided that members of the French resistance movement are to be treated as guerrillas" (This was the day that the Allies broadcast the demand that members of the French Resistance were to be regarded as being regular combatants and treated according to the terms of the Geneva Convention on land warfare. The Germans quite rightly objected to this one-sided declaration, especially as the Resistance did not wear any distinguishing uniforms, or themselves abide by the Convention).


The above quotes come from, Tulle and Oradour a Franco-German Tragedy, by Otto Weidinger.


    It is worth noting that Sperrle stayed loyal to Hitler and played no part in the 20 July 1944 assassination attempt. He died in Munich of natural causes just before Easter 1953 and so lived to see the end of the trial in Bordeaux (which he did not attend).

 

Sources: http://www.oradour.info/appendix/sperrle.htm

 

 

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