Ed:02/02/2015

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La presse sous l'occupation en Bretagne

 

 

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  • L'Heure bretonne
    L'Heure bretonne est un journal hebdomadaire nationaliste breton qui paraît en format in-plano de juin 1940 à juin 1944. Document Wikipedia

  • L'Ouest-Eclair

Article Wikipedia

 

 

 

 

 

 

 

  • La Bretagne
    La Bretagne est un quotidien du matin régionaliste, puis un hebdomadaire, qui fut publié pendant l'Occupation sous la direction de Yann Fouéré  du 21 mars 1941 à juin 1944. Autorisé par l'occupant allemand et publiant ses communiqués, il devait, selon ses fondateurs, se tenir sur une ligne "provincialiste", ne mettant pas en cause la souveraineté française.

    Création du quotidien

    C'est la Société des éditions bretonnes (SEB) qui, sous l'impulsion de Jacques Guillemot, industriel de la conserverie, est constituée en 1941 avec le soutien de l'administration, puisque le Préfet d'Ille-et-Vilaine fait attribuer une subvention. Selon Yann Fouéré, la Propaganda Abteilung, l'organe de contrôle du parti nazi ne serait pas immédiatement intervenu dans le début de l'opération, les autorités françaises s'étant assuré du fait que la présence d'anciens de L'Heure bretonne" ne péserait pas dans un sens séparatiste.
     En fait, le contrôle allemand se fit, finalement, sentir et comme tous les médias de l'époque, La Bretagne eut à publier les communiqués de l'administration et de l'armée allemande et à voir ses principaux collaborateurs rémunérés par elles.
     Les principaux actionnaires du nouveau journal, outre Jacques Guillemot, furent Hervé Budes de Guébriant, Jacques Halna du Fretay, et plusieurs autres notables de droite qui acceptaient le régime de Vichy. Ils réunirent un million de francs, ce qui permettait de passer un accord avec un imprimeur régional. L'imprimerie que possédait le Petit Parisien à Rennes, n'ayant pas donné suite, c'est celle de l'Ouest-Éclair, le quotidien rennais qui accepta le contrat.
     Yann Fouéré, dont le père, Jean, était trésorier-payeur général du Finistère, fit entrer ce dernier dans l'actionnariat et fut embauché comme directeur politique. Dans son premier éditorial, il dit qu'« il faut reconstruire la France et sauver ce qui peut être sauvé », que (certains ont défiguré « le beau visage de la Bretagne » (il vise clairement les séparatistes) et qu'il faut « suivre la route »...« que nous montre »...« le grand vieillard aux yeux bleus que chaque Français vénère ».
     
    Selon Marcel Leguen, le tirage oscille, au début, entre 12 00 et 15 000 exemplaires. Au bout de six mois le capital est porté à un million et demi de francs.
     Le quotidien paraît le soir sur 6 pages et est vendu 50 centimes.

    L'accord avec la Dépêche de Brest

    Le quotidien, , La Dépêche de Brest, d'obédience radicale-socialiste était dirigé par le maire de Brest, Victor Le Gorgeu, dont l'attitude de résistance déplaisait aux autorités d'occupation. Il finit par être démis de ses fonctions par le gouvernement en 1942. Le quotidien bénéficiait cependant d'une rente exceptionnelle, car la Marine de guerre allemande lui payait 500 000 francs par an pour l'impression de son hebdomadaire interne, "Gegen England" (Contre l'Angleterre).

    À partir d'avril 1942, la rédaction du quotidien breton se confond avec celle de La Dépêche de Brest, ancêtre du Télégramme de Brest actuel, après que La Bretagne entre dans le capital de La Dépêche. Dans les premiers jours d'avril 1942, La Bretagne quitte donc l'imprimerie rennaise de l'Ouest-Éclair pour rejoindre celle de La Dépêche à Morlaix. La façon dont ce transfert s'est opéré reste à ce jour controversé. La famille Coudurier du Télégramme3 et la famille Fouéré 4 ayant des versions différentes des faits.

     Voir article Wikipedia

 

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